Espèce menacées: la connaissance a un coût

Le 23 septembre 2016 par Romain Loury
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Les insectes, très sous-représentés
Les insectes, très sous-représentés

Combien cela coûtera-t-il de compléter la Liste rouge mondiale des espèces menacées? Aux alentours de 38 millions de dollars pour atteindre une cible de 160.000 espèces, selon une étude publiée dans la revue PLoS ONE.

A ce jour, la Liste rouge des espèces menacées, dressée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), comporte 82.954 entrées. Un nombre certes élevé, mais très éloigné des 1.735.220 espèces totales (végétales, animales, champignons, protozoaires) décrites à ce jour. De plus, la Liste rouge met l’accent sur les animaux, en particulier les vertébrés terrestres.

S’il semble illusoire de couvrir l’ensemble des espèces décrites, qui constituent elles-mêmes à peine 20% des 10 millions d’espèces qui existeraient sur Terre, l’UICN souhaite à terme parvenir à un chiffre assez élevé pour permettre une photographie de la biodiversité. En bref, un «Baromètre de la vie», dont l’idée a été lancée en avril 2010 dans la revue Science, avec un objectif fixé de 160.000 espèces, soit deux fois plus qu’actuellement.

Augmenter, actualiser

Combien cet effort coûtera-t-il? Dans une étude publiée dans PLoS ONE, l’équipe de Naomi Kingston, du Centre de surveillance de la conservation de la nature (Cambridge, Royaume-Uni), en offre une estimation: 38 millions de dollars (33,9 millions d’euros) pour parvenir au «Baromètre de la vie», alors que la Liste rouge a coûté 34,9 millions de dollars (31,1 million d’euros) à ce jour.

Une fois mis en place, ce «Baromètre de la vie» devra être régulièrement actualisé, ce qui nécessitera 5,4 millions de dollars (4,8 millions d’euros) par an –contre 4,8 millions de dollars (4,3 millions d’euros) en 2013.

Il ne s’agit que des frais dits «secondaires», à savoir la vérification des données, leur compilation, l’actualisation de la base de données, etc. Les frais «primaires», à savoir la collecte de données sur le terrain, ne sont pas chiffrés.

Lors du lancement du projet «Barometer of Life» en 2010, l’investissement était estimé à 60 millions de dollars, dont 16 millions pour les vertébrés, 20 millions pour les invertébrés, 17 millions pour les plantes et 7 millions pour les protozoaires et les champignons. A ce jour, seuls 18.084 invertébrés (1,4% des espèces décrites) et 21.898 plantes (7%) sont enregistrés dans la Liste rouge, contre 42.923 vertébrés (63,9%).



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