Espagne: Vandellós II sanctionnée pour l’exemple

Le 04 août 2006 par Enerpresse
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Les belles années du réacteur à eau sous pression (REP) de 1.000 mégawatts, situé sur la commune de Vandellós i L’Hospitalet del Infant (Tarragone -côte est de l’Espagne) sont terminées.

C'est l'incident du 25 août 2004 qui aura été fatal à la centrale, exploitée conjointement par les compagnies Endesa (72%) et Iberdrola (28%) depuis 1987. José Montilla, ministre chargé de l'industrie, pour qui «la sécurité des centrales nucléaires est une question prioritaire», signe avec une sanction sans précédent de 1,6 milliard d'euros une sortie remarquée du gouvernement.

En effet, le socialiste catalan quittera son poste en septembre pour se consacrer à des tâches plus régionales. Il aurait pu laisser à son successeur le soin de boucler un dossier en souffrance depuis plusieurs mois. Or José Montilla est coutumier d'annonces et de décisions radicales en période estivale; et toujours relatives au nucléaire. L'incident, ou plutôt les incidents à la centrale de Vandellós ont provoqué de nombreuses inquiétudes, critiques, et confrontations serrées, notamment au sein du Conseil de la sécurité nucléaire (CSN). La sanction, rendue publique mercredi, est «sévère» mais proportionnelle «à la gravité des incidents survenus le 25 août 2004 sur le système d'eau de refroidissement du circuit primaire».

Le CSN, dans un rapport l'an passé qui avait provoqué les foudres de sa présidente, avait cependant souligné trois infractions graves à la sécurité. La décision du ministre chargé de l'industrie a donc évalué que ces manquements valaient une peine maximale. Ce sera 525.000 euros pour manquement aux termes et conditions relatifs à l'autorisation ou documents officiels d'exploitation; et égal montant pour omission des mesures adéquates nécessaires et non application desdites mesures prescrites légalement, au niveau administratif et technique dans le cadre de l'exercice d'une activité.

Enfin, l'absence de communication aux autorités du CSN ainsi que la dissimulation d'informations coûteront 550.000 euros aux exploitants. Ces derniers, dès l'annonce des sanctions, ont fait savoir qu'ils contesteraient la décision. Ils ont deux mois pour faire appel. L'incident en question, après plusieurs repentirs du CSN, avait finalement été classé niveau 2 sur l'échelle Ines, la pire cotation en Espagne depuis l'incident de 1992 sur la centrale de Trillo.




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