EPR : les soudures donnent du fil à retordre à EDF

Le 10 avril 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'EPR de Flamanville n'est pas prêt de démarrer.
L'EPR de Flamanville n'est pas prêt de démarrer.
VLDT

 

Des défauts de soudure ont été mis à jour sur les tuyauteries du circuit secondaire principal.

 

Flamanville 3 est décidément un chantier maudit pour EDF. Quelques semaines à peine après la découverte d’un problème de soudure sur le circuit d’évacuation de la vapeur secondaire du premier EPR tricolore, rebelote.

Ce mardi 10 avril, l’électricien annonce avoir «détecté des écarts de qualité dans la réalisation de soudures sur les tuyauteries du circuit secondaire principal», qui relient le générateur de vapeur à la turbine. Cette découverte a été officiellement signifiée à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Contrôles additionnels

La détection de ces défauts s’est produite lors de contrôles ‘additionnels’ que les techniciens d’EDF ont effectués à la suite de ceux réalisés par le groupement d’entreprises en charge de la fabrication du circuit. «Chaque soudure est le fruit de 6 à 8 semaines de travail», a indiqué Laurent Thieffry, directeur du projet de l'EPR de Flamanville, lors d’une conférence de presse téléphonique.

350 mètres de tuyaux

Dans un communiqué, l’opérateur historique indique avoir engagé une étude pour analyser les causes et la nature de ces écarts. L’industriel devra passer au crible pas moins de 150 soudures réalisées sur une tuyauterie de 350 mètres de long. «Cette expertise permettra de définir les actions correctives et les modalités industrielles à proposer à l’ASN pour garantir les exigences de sûreté attendues. L’ensemble des contrôles et cette expertise s’achèveront d’ici fin mai.»

10,5 milliards d’euros

Ce n’est qu’une fois cette investigation terminée et la suite que lui donnera l’ASN qu’EDF sera en mesure de préciser si la réalisation du projet normand prendra plus de temps que prévu. A ce jour, le chargement du combustible est prévu à la fin du 4e trimestre 2018. EDF espère toujours ‘limiter’ à 10,5 milliards d’euros le montant du chantier de la tête de série de l’EPR: un coût trois fois supérieur à celui initialement prévu.

 



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