EPR: le rivage de l’Angleterre s’éloigne

Le 10 décembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les EPR d'Hinkley Point seront-ils jamais construits ?
Les EPR d'Hinkley Point seront-ils jamais construits ?

La reconnaissance par EDF de l’explosion des coûts de l’EPR de Flamanville a provoqué un véritable séisme au pays de l’atome. Dans les heures qui ont suivi l’annonce, ENI le partenaire industriel de l'opérateur français pour Flamanville 3, a jeté l’éponge [JDLE]. Pour l’électricien italien, il n’était plus possible de rester le sleeping partner du groupe dirigé par Henri Proglio, dans un projet dont les coûts ont presque triplé depuis 2007.

Cette décision pourrait connaître quelques répliques, outre-Manche. EDF Energy prévoyait d’annoncer, avant la fin de l’année, sa décision de construire (ou non) deux tranches EPR au Royaume-Uni, à Hinkley Point. Or, selon The Guardian, cette promesse ne devrait pas être tenue avant le printemps prochain.

La filiale britannique de l’énergéticien français entend, en effet, obtenir de l’administration Cameron l’établissement d’un prix plancher de l’électricité produite par les deux futurs réacteurs. Ce mécanisme devant limiter les risques financiers de l’industrie tricolore. Hélas, avec les dérives budgétaires du chantier français (qui rappellent celles de l’EPR finlandais), Londres semble de moins en moins enclin à subventionner la construction du réacteur franco-allemand. Au grand dam d’EDF Energy.

Comme par hasard, les dernières projections du ministère de l’énergie et du changement climatique font état de 3,3 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires pour 2025, contre 4,8 GW prévus il y a un an.



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