Epizooties : où en sommes-nous en 2011 ?

Le 13 janvier 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

A l’occasion du 250e anniversaire de la création de la profession vétérinaire, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et la Commission européenne sont revenues sur les risques sanitaires liés aux animaux, lors d’une conférence le 13 janvier.

 2011 a été déclarée « Année mondiale vétérinaire », afin de rappeler le rôle que les vétérinaires jouent dans les domaines de la santé humaine et animale : qualité des denrées et hygiène alimentaire, sécurité alimentaire, recherche biomédicale, mais aussi conservation de la faune sauvage et de la biodiversité en général.

C’est le fléau de la peste bovine qui est à l’origine de la création de la première école vétérinaire, à Lyon en 1761 par Claude Bourgelat, écuyer du roi Louis XV. 250 ans plus tard, « l’OIE annoncera, en mai 2011, l’éradication de cette maladie virale infectieuse », déclare Bernard Vallat, directeur général de l’OIE.

Cela peut paraître long, surtout si d’autres « épizooties », c’est-à-dire des maladies qui frappent, dans une région plus ou moins vaste, une espèce animale ou un groupe d'espèces dans son ensemble, sont encore à craindre en raison de la mondialisation des échanges.

Par exemple, la peste porcine africaine est arrivée par bateau en Géorgie en 2007, à cause d’un défaut de contrôle vétérinaire. La Russie a été envahie et la maladie, contre laquelle il n’existe ni vaccin, ni traitement, menace désormais l’Union européenne, prévient Bernard Vallat. « Des mesures ont été prises cette semaine au niveau européen pour que les camions revenant de Russie soient désinfectés et une réunion sur le sujet doit se tenir, le 21 janvier prochain, lors de la Grune Woche à Berlin », a assuré Bernard Van Goethem, directeur général adjoint (par intérim) de la direction générale de la santé et des consommateurs de la Commission européenne.

Certaines souches peuvent devenir agressives, comme le H5N1 qui est venu d’Asie et a fait le tour du monde, à cause d’une recombinaison de virus. Le fameux H1N1, issu d’une recombinaison de virus aviaire, porcin et humain, est très contagieux, « mais sa pathogénicité (pouvoir d'un virus à causer une maladie) est quasi nulle pour l’animal et peu élevée pour l’homme », a-t-il rappelé.

Une épizootie peut se transformer en « zoonose » si elle se transmet à l'homme. C'est ce qui s’est passé avec l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou « maladie de la vache folle », qui a frappé le Royaume-Uni dans les années 1990, créant chez l’homme une nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt Jakob. « Aujourd’hui, 60 % des maladies connues chez l’homme (qui sont au nombre de 436), sont transmises par l’animal », précise Bernard Van Goethem.

Mais depuis deux ans, « on note une pause dans les risques sanitaires mondiaux, sans doute due à l’amélioration de la gouvernance vétérinaire », estime Bernard Vallat. Il faut tout de même souligner que certaines maladies reviennent, comme la fièvre aphteuse par exemple, actuellement en Bulgarie.

L’actualité liée à la contamination à la dioxine en Allemagne (dans le JDLE) doit être relativisée, selon l’OIE. « Cela prouve que le système d’alerte fonctionne. La crise est beaucoup moins importante que celle qu’a connue la Belgique début 2000. » A l’époque, des taux 900 fois supérieurs à ceux autorisés par la législation européenne avaient été mesurés dans les œufs. Cette fois-ci, les taux sont « seulement » trois fois supérieurs aux normes. « Ce n’est pas comparable, et l’Union n’a subi aucun blocage d’exportation », rappelle le représentant de la Commission européenne.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus