Eolien offshore: l’amendement refera surface

Le 20 mars 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Le gouvernement veut réduire les coûts de l'éolien marin.
Le gouvernement veut réduire les coûts de l'éolien marin.
Dong Energy

Le gouvernement représentera à l’Assemblée nationale l’amendement prévoyant la renégociation du cahier des charges des premiers parcs éoliens marins.

Le ministère de la transition écologique ne lâche pas le morceau. Il entend bien faire adopter son amendement à la loi sur la société de confiance. Présenté le 9 mars, ce texte donne la possibilité à l’administration de renégocier les tarifs d’achat des futurs parcs éoliens marins, fruits des appels d’offres de 2011 et de 2013.

L’amendement gouvernemental ne laisse guère le choix aux opérateurs. Il précise, en effet, que si la renégociation s’avérait impossible, «une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de lancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques». Une menace qui vaut aussi pour le futur parc de Dunkerque.

L’amendement avait été rejeté par les sénateurs. Mais le gouvernement prévoit de le représenter, lors de la seconde lecture du projet de loi à l’Assemblée nationale. «Probablement dans deux mois», estime une source proche du dossier.

Plusieurs justifications

L’administration d’Edouard Philippe donne plusieurs justifications à cette renégociation annoncée: «Cela nous donnera plus de marge de manœuvre financière et nous permettra de faire plus d’éolien offshore, posé et flottant.»

Et en période d’élaboration de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), le gouvernement entend préserver l’image des énergies renouvelables dans l’opinion. «Il est important que le public puisse comprendre ces coûts qui devront rester raisonnables», poursuit ce responsable d’un ministère.

Des contreparties aux industriels? Possible, mais pas certain: «Nous sommes ouverts à tout, mais pas à n’importe quel prix». Peut-être, comme aux Pays-Bas (et dans les prochains parcs français), la prise en charge par RTE des coûts de raccordement?

Reste à savoir si les députés seront plus sensibles aux arguments gouvernementaux que les sénateurs. D’ores et déjà, Barbara Pompili, la présidente de la commission du développement durable, s’est déclarée hostile à une telle renégociation.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus