Eolien offshore: ceux qui postulent à l’appel d’offres

Le 09 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Après de nombreuses années d’atermoiements, le gouvernement a finalement décidé de recourir à l’appel d’offres pour lancer la filière française de l’éolien offshore. Une filière qui doit mettre en service au moins 6.000 mégawatts d’ici à 2020. Ce qui n’est pas encore gagné.
 
Après un premier échec, en 2005, un second appel d’offres a été initié l’an passé. Il vise à installer 600 turbines, pour une capacité totale de 3.000 MW au large de Dieppe-Le Tréport, Fécamp (Seine Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) et Saint-Nazaire (Loire Atlantique). Coût estimé de l’investissement: au moins 10 milliards d’euros. A deux jours de son échéance, voici le détail des équipes en piste, site par site.
 
  • 1er lot: Le Tréport (Seine-Maritime, 600 à 750 MW)

- GDF Suez/Vinci/Areva

  • 2e lot: Fécamp (Seine-Maritime, 480 à 500 MW)
  1. - EDF/Alstom/Poweo ENR/Nass & Wind/Dong Energy/WPD Offshore

  2. - GDF Suez/Vinci/Areva

  • 3e lot: Courseulles-sur-Mer (Calvados, 420 à 500 MW)

- EDF/Alstom/Poweo ENR/Nass & Wind/Dong Energy/WPD Offshore

- GDF Suez/Vinci/Areva

  • 4e lot: Saint-Brieuc (Côtes d'Armor, 480 à 500 MW)
  1. - EDF/Alstom/Poweo ENR/Nass & Wind/Dong Energy/WPD Offshore

  2. - Iberdrola/Eole Res/Areva/Technip/Neon

  3. - GDF Suez/Vinci/Siemens

  • 5e lot: Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, 420 à 750 MW)

  1. - EDF/Alstom/Poweo ENR/Nass & Wind/Dong Energy/WPD Offshore
  2. - Iberdrola/Eole Res/Areva/Technip/Neon
 
Une chose saute aux yeux en épluchant cette longue liste: peu de candidats ont une réelle expérience de l’éolien marin. Dans le lot, seul Dong connaît vraiment le sujet. L’énergéticien danois exploite déjà 572 MW, au large des côtes européennes et britanniques. Il installe, par ailleurs, 1.849 MW supplémentaires, qui seront opérationnels d’ici à 2013.
 
Or cette industrie ne s’improvise pas. Les machines sont particulières. Elles doivent être servies par une logistique hors norme (pré-assemblage dans des ports, transports sur site par des navires spéciaux, construction de fondations spéciales) et par une maintenance hors de prix.
 
Toujours à l’exception de Dong, aucun des géants européens de l’éolien marin (E.ON Climate Renewables et Vattenfall) n’a daigné se mouiller les pieds dans les eaux françaises. Le paysage éolien y est, il est vrai, désastreux. Lancé en 2004, le premier appel d’offres éolien marin a fait un flop. Une seule entreprise a finalement été retenue pour construire un parc de 105 MW, au large de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime). Hélas, en raison des traditionnels recours juridiques français et de la montée des prix des équipements, Enertrag France n’inaugurera peut-être jamais sa ferme.
 
Les entreprises qui n’ont que faire de créer une filière tricolore et dont le seul but est d’installer le plus de turbines possible ne prospectent pas les rivages français. Pour eux, l’avenir de l’énergie éolienne marine se situe clairement au large du Royaume-Uni. Outre-Manche, le gouvernement prévoit, d’ici à 2020, la mise en service de 50.000 MW éolien, en mer. On ne boxe pas dans la même catégorie.


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