Eolien marin: London Array fait le plongeon

Le 20 février 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Moins d'éoliennes : pas seulement la
Moins d'éoliennes : pas seulement la
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C’est la faute au plongeon à gorge rouge. Mercredi 19 février, le consortium London Array a annoncé qu’il ne construirait pas la seconde tranche du plus gros parc éolien marin du monde, situé à l’embouchure de la Tamise. Une fois terminé, ce parc affichera une puissance installée, déjà respectable de 630 mégawatts, 370 MW de moins qu’initialement prévu.

Officiellement, c’est l’incertitude juridique qui fait reculer le groupe d’entreprises, mené par l’énergéticien allemand E.ON. Pour avoir le feu vert définitif des autorités britanniques, le consortium (composé de Dong Energy, d’E.ON et Masdar) devait attendre les résultats, incertains à cette heure, d’une étude d’impact. Or la zone de l’estuaire attribuée aux énergéticiens par le Crown Estate est très fréquentée par des oiseaux de mer.

Tout en rappelant son engagement en faveur de l’énergie éolienne, la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB) souligne, dans un communiqué, que la zone est le site d’hivernage de 38% des populations britanniques (en déclin) de plongeon catmarin (Gavia stellata), «raison pour laquelle il est vital que cette zone soit aménagée avec prudence».

Mais l’argument écologique n’est probablement pas le seul pris en compte par les actionnaires du projet. Le ministère de l’énergie et du changement climatique (DECC) impose aux énergéticiens de réduire considérablement leurs coûts. En 2020, indique le DECC, le coût de production des éoliennes marines ne devra pas dépasser 100 livres par MWh (121 €), contre 147 livres (178 €) aujourd’hui. Un objectif jugé très difficile à atteindre par la profession.

D’où, sans doute, quelques récentes réductions de voilure. Egalement mercredi 19 février, les actionnaires de Forewind (RWE, SSE, Statkraft et Statoil) faisaient savoir que leur projet de parc géant offshore du Dogger Bank n’afficherait une capacité totale que de 7.200 MW, contre 9.000 MW initialement prévus. A la fin du mois de novembre, RWE renonçait à son projet d’Atlantic Array (1.200 MW).

 



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