Eolien marin: les projets français soumis au débat public

Le 10 juillet 2012 par Stéphanie Senet
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Les débats devraient démarrer début 2013
Les débats devraient démarrer début 2013

Les projets éoliens offshore attribués en avril (voir JDLE) feront l’objet d’un débat public organisé début 2013, a annoncé la Commission nationale du débat public (CNDP).

Saisie début juin par le consortium conduit par EDF Energies nouvelles (EDF EN), la CNDP a répondu favorablement en estimant que les trois projets, prévus au large de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) présentaient un intérêt national.

Au large de Fécamp, le parc éolien sera conçu pour une puissance totale de 498 mégawatts, produite par 83 éoliennes d’une capacité unitaire de 6 MW, situées de 13 à 22 kilomètres des côtes, à des profondeurs comprises entre 26 et 32,5 mètres, pour un montant de 2 milliards d’euros (incluant le raccordement au réseau électrique). Le projet est porté par la société Eolien maritime France SAS, dont les actionnaires sont EDF EN et DONG Energy, et qui sont associés à Alstom et WPD offshore France.

Ce groupement assurera également le projet de Courseulles-sur-Mer, qui vise une puissance de 450 MW avec 75 éoliennes d’une capacité unitaire de 6 MW, situées entre 10 et 16 km des côtes à des profondeurs comprises entre 21 et 32 m pour un montant d’1,8 Md€, raccordement électrique compris.

Il a enfin emporté le marché de Saint-Nazaire (avec Nass comme associé supplémentaire) pour réaliser un parc de 80 éoliennes de 6 MW totalisant une puissance de 480 MW, localisées de 12 à 18 km des côtes, en face des communes du Croisic, de Batz-sur-Mer et du Pouliguen, à des profondeurs allant de 12 à 23 m, pour un montant de 2 Md€.

Quant au 4e projet, conduit par l’Espagnol Iberdrola au large de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), la CNDP devrait logiquement accepter la tenue d’un débat public. Sa réponse officielle est attendue début septembre. «L’idée est de commencer tous ces débats en même temps», a précisé à l’AFP Jean-François Béraud, secrétaire général de la CNDP.

Ces débats, qui se tiendront séparément, devront aborder l’impact des projets sur l’environnement, l’avifaune, les mammifères marins, la visibilité et le paysage. Seront pris en compte non seulement les installations situées en pleine mer mais aussi leurs aménagements annexes, comme le raccordement des éoliennes au réseau électrique ainsi que les bases portuaires.

Les enjeux socio-économiques seront également abordés, en raison de l’activité générée pendant la construction du parc, du lancement de cette filière industrielle et de ses impacts sur la navigation maritime, la pêche et le tourisme. La création de 10.000 emplois industriels est en jeu dans les régions Haute-Normandie, Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire.

Ces futures installations sont les premières du genre en France. Elles ne devraient pas être les seules. Un nouvel appel d’offres devrait en effet être lancé très prochainement par le gouvernement afin d’accroître la puissance installée de l’éolien offshore à 6.000 MW en France en 2020, comme le prévoit l’arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité.



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