Eolien marin: le «oui mais» de l’Autorité environnementale

Le 30 mars 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un rotor de 150 mètres de diamètre.
Un rotor de 150 mètres de diamètre.
Alstom

Au cours de sa dernière réunion, le 25 mars, l’Autorité environnementale (AE) s’est prononcée sur le projet de parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer et son raccordement électrique. Cet avis avait une valeur de test pour la filière. C’est en effet la première fois que l’AE donne son avis sur un projet de parc éolien offshore.

75 turbines

Porté par le consortium éoliennes Offshore du Calvados[1], le projet de Courseulles prévoit la mise à l’eau de 75 turbines de 6 mégawatts unitaire et d’une sous-station, sur une cinquantaine de kilomètres carrés. Les machines les plus proches seront situées à 10 kilomètres au large de la côte normande. A charge pour RTE de concevoir et de construire les deux lignes de 225 kilovolts qui relieront, sur 39 km, le parc marin au poste électrique terrestre situé sur la commune de Ranville.

des questions inédites importantes

Hors normes (pour la France), ce chantier s’effectuera un peu à l’aveugle, regrettent les experts: «Le dossier soulève des questions inédites importantes, en raison du niveau significativement plus réduit en mer qu’à terre des connaissances et des méthodologies disponibles pour établir le dosser d’évaluation environnementale».

impacts sur l’avifaune marine

Sans surprise, l’AE recommande d’affiner l’estimation des impacts sur l’avifaune marine (risques de collision et perte d’habitats), sur certaines espèces de mammifères marins (perturbations acoustiques). Elle préconise aussi de reprendre l’analyse des incidences Natura 2000 et de réviser l’impact sur la qualité des eaux (relargage de métaux par les anodes qui protègent les éoliennes de la corrosion).

choix techniques

L’AE demande aussi à RTE de justifier ses choix techniques (traversée du platier rocheux du plateau du Calvados, tranchée recouverte par du béton) pour l’atterrage des lignes à haute tension. Elle demande au gestionnaire du réseau de transport d’électricité de préciser les impacts environnementaux de ces travaux.



[1] Composé de EDF EN, Dong, Alstom et WPD.

 



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