Eolien marin: le gouvernement annonce un accord avec les industriels

Le 20 juin 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les installateurs de turbines marines vont pouvoir travailler.
Les installateurs de turbines marines vont pouvoir travailler.
Siemens

Le président de la République a confirmé la conclusion d’un accord. Les parcs pourront être construits moyennant une baisse de 30% des tarifs d’achat.

 

C’est sur la pointe embrumée du cap Fréhel qu’Emmanuel Macron a lancé la bonne nouvelle. Après des mois de négociations, un accord a été trouvé avec les trois leaders des consortiums en charge de la construction des 6 premiers parcs éoliens marins.

En mars, le ministre de la transition écologique avait indiqué vouloir renégocier les tarifs d’achat des projets portés par EDF EN, Engie et Iberdrola. Des tarifs qui fluctuent, selon les projets, entre 190 et 230 euros le mégawattheure (MWh). Trop cher pour Bercy qui a chiffré à 40 milliards sur 20 ans le montant d’argent public à mettre sur la table.

de 40 à 25 milliards

Ce mercredi 20 juin, le président de la République a donc confirmé la conclusion d’un accord entre l’Etat et les industriels. Le montant moyen des nouveaux tarifs oscillera entre 130 et 160 €/MWh. Ce qui devrait réduire à 25 milliards le montant d’argent public à décaisser sur deux décennies, a précisé, sur Twitter, le ministre Nicolas Hulot.

Bonne nouvelle

Interrogé à l’Assemblée nationale, son secrétaire d’Etat a jubilé: «C’est une bonne nouvelle pour la transition énergétique, pour la décarbonation de la production d’électricité, pour la filière industrielle, pour les régions Bretagne et Normandie.»

Sébastien Lecornu a aussi précisé le calendrier des inaugurations. Le premier parc à entrer en service sera celui de la baie de Saint-Nazaire (480 MW exploités par EDF EN), qui fournira ses premiers électrons en 2021. Suivra Fécamp (498 MW, EDF EN), en 2022. En 2023, ce sera au tour des champs de Dieppe (496 MW, Engie), Saint-Brieuc (496 MW, Iberdrola), Courseulles-sur-Mer (450 MW, EDF EN). En revanche, le parc des îles d’Yeu-Noirmoutier (Engie, 496 MW) ne devrait être opérationnel qu’en 2024.

n'oublions pas l'Europe

Un calendrier peut-être un peu optimiste. Interrogé par le JDLE, Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) souligne que l’accord devra être transposé en plusieurs conventions signées entre les opérateurs et l’Etat. Des textes qui devront par la suite être validés par les services de la Commission européenne. «Ce qui devrait retarder encore de quelques mois le démarrage des chantiers.»



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