Eolien marin: le consortium mené par GDF Suez se muscle

Le 23 septembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le nombre d'industriels prêts à se jeter à l'eau progresse.
Le nombre d'industriels prêts à se jeter à l'eau progresse.
Areva

Neoen Marine va prendre 10% du consortium noué entre GDF Suez et le Portugais EDP pour répondre au deuxième appel d'offres français dans l'éolien en mer, ont annoncé les trois entreprises ce lundi 23 septembre.

«GDF Suez et EDP Renewables viennent de signer un accord avec Neoen Marine en vue de répondre conjointement à l'appel d'offres pour la production d'électricité éolienne en mer. Le consortium ainsi constitué se compose de GDF Suez (47%), EDP Renewables (43%), et Neoen Marine (10%)», indiquent-elles dans un communiqué commun.

Neoen Marine est détenue à 80% par Neoen, spécialiste des renouvelables, lui-même détenu à 63,4% par Impala, la holding de Jacques Veyrat, l'ex-homme fort du groupe Louis Dreyfus. Les 20% restants sont détenus par la Caisse des dépôts. En pratique, Neoen est une filiale de Direct Energie, le troisième fournisseur français d'électricité et de gaz, également détenu à 40% par Jacques Veyrat.

«Neoen Marine apportera au consortium son expérience reconnue de développeur sur la zone de Yeu-Noirmoutier et sa connaissance des spécificités locales: analyse détaillée du littoral, prise en compte des usages existants, aspects techniques», fait-elle valoir aujourd’hui.

1.000 MW en jeu

Neoen avait été co-lauréat d'un des quatre parcs attribués lors du premier appel d'offres organisé par le gouvernement français l'an dernier, celui de Saint-Brieuc. Mais c'était dans le cadre d'une alliance avec l'Espagnol Iberdrola et le Français Eole-Res.

Pour tenter de remporter le deuxième appel d'offres (deux parcs de 500 mégawatts sont en jeu, au large du Tréport en Seine-Maritime, et des îles vendéennes d'Yeu et de Noirmoutier), le consortium mené par GDF Suez a retenu les éoliennes d'Areva, d'une puissance unitaire de 5 MW.

Un concurrent est déjà en ordre de marche: EDF, allié à l'Allemand WPD Offshore, qui s'équipent eux en éoliennes Alstom de 6 MW.

La concurrence pourrait néanmoins être plus grande. Le Breton Nass & Wind a annoncé mi-septembre qu'un autre consortium était en cours de finalisation, probablement avec l'Allemand Siemens.

La date limite pour la remise des dossiers à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a été fixée au 29 novembre, avec une décision attendue début 2014.



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