Eolien marin: EDF contre GDF Suez

Le 29 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L’éolienne Haliade 150 a été choisie par EDF EN.
L’éolienne Haliade 150 a été choisie par EDF EN.
Alstom

Les dés en sont jetés. Le second appel d’offres pour des champs d’éoliennes en mer est clos depuis ce vendredi 29 novembre, 14 heures. Les volumineux dossiers des soumissionnaires sont désormais bouclés dans les locaux de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

A charge pour le gendarme des marchés français de l’électricité et du gaz de départager les offres concurrentes. Elles seront évaluées à l’aune de trois critères: qualité du projet industriel et social (40% de la note), prix d’achat de l’électricité produite (40%) et respect de la mer et de ses usages (20%). Le gouvernement devant annoncer le(s) vainqueur(s) durant le premier trimestre 2014.

Sauf surprise de dernière minute, deux consortia vont se livrer une bataille navale dans la Manche et l’Atlantique. Le premier est constitué de GDF Suez, EDP Renewables (filiale de l’électricien portugais EDP), Neoen Marine et Areva. Le groupe dirigé par Luc Oursel fournira des turbines de 8 mégawatts unitaire. Dérivées des éoliennes M500 de 5 MW, ces machines, dont le rotor atteint 180 mètres de diamètre, n’existent, pour le moment, que sur les écrans d’ordinateur. Le prototype sera testé, à terre, en 2015. Et les premières machines ne seront pas mises à l’eau avant 2017. «En 2020, la puissance minimale des éoliennes marines sera de 8 MW. Et n’oublions pas qu’au-delà des appels d’offres français, nous visons l’export», justifie Frédéric Lanoë, directeur général d'EDP Renewables pour la France et le Benelux.

L’autre regroupement d’entreprises embarque EDF Energies nouvelles (EDF EN), WPD Offshore et Alstom. L’entreprise présidée par Patrick Kron alignera, de son côté, l’éolienne Haliade 150, de 6 MW unitaire, dont le prototype vient d’être installé en mer, au large des côtes belges.

Conformément à l’appel d’offres lancé par la CRE le 8 janvier dernier, les deux groupes proposent d’installer et d’exploiter entre 480 et 500 MW au large du Tréport (sur 110 kilomètres carrés) et une puissance comparable aux alentours des îles d’Yeu et de Noirmoutier (sur 79 km2). La production estimée de ces deux parcs permettrait d’alimenter en électricité 1,6 million de personnes à l’horizon 2021.

C’est EDF EN qui avait raflé la mise lors du premier appel d’offres éolien en mer en se voyant attribuer les sites situés au large de Saint-Nazaire (480 MW), Fécamp (498 MW) et Courseulles-sur-Mer (450 MW).

Seul concurrent pour le site du Tréport, sur lequel l’une de ses filiales travaille depuis 2005, GDF Suez avait été écarté par le gouvernement, faute d’un coût de production compétitif. Ce qui explique sans doute pourquoi le groupe de Gérard Mestrallet a changé de modèle de turbine depuis l’an dernier.



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