Eolien: Enercoop ne veut pas se faire porter pale

Le 21 juillet 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'éolienne plus forte que la chasse ?
L'éolienne plus forte que la chasse ?
Vergnet

La filiale rhônalpine de l’électricien alternatif attaque un arrêté du préfet de l’Ardèche, refusant la construction de deux petites éoliennes. Sous la pression de l’armée de l’air.

Promoteurs de l’éolien et militaires continuent de se regarder en chiens de faïence. Dans un communiqué publié mercredi 20 juillet, Enercoop Rhône-Alpes annonce avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon contre l’arrêté pris par le préfet de l’Ardèche, le 9 mai dernier, portant rejet de la demande de permis de construire de deux éoliennes sur le territoire du petit village ardéchois de Saint-Julien-Labrousse. Une commune de 350 habitants, classée favorable à l’éolien dans le schéma régional.

 

Deux petites turbines

 

La filiale rhônalpine de l’électricien spécialisé dans la production et la fourniture d’électricité d’origine renouvelable comptait installer deux turbines Vergnet de 500 kilowatts de puissance unitaire dont la hauteur atteint tout juste la soixantaine de mètres en bout de pale: deux fois plus basses que les aérogénérateurs du parc éolien de Saint-Agrève, situé à quelques encablures de là.

 

Mais voilà, les deux machines seraient situées en bordure d’un secteur d’entraînement très basse altitude (SETBA). S’étendant du sol à l’altitude de 150 mètres, ces zones «ne sont pas considérées comme incompatibles en soi avec le développement de projets éoliens», indique le ministère de la défense. Ce qui n’a pas empêché l’armée de l’air de rendre un avis (consultatif) négatif au projet d’Enercoop, suivi par la direction départementale des territoires de l’Ardèche et par le préfet.

 

Projet participatif

 

Tout avait pourtant bien commencé. En 2011, Enercoop propose aux villageois de devenir copropriétaires de la ferme éolienne, ce qu’acceptent une trentaine de personnes. Elles se regroupent dans le collectif Energie des Boutières. A l’époque, tous les signes semblent être au vert. L’armée de l’air autorise Enercoop à planter un mât de mesure du vent sur le site prévu pour l’implantation des machines. L’association Energie partagée, puis plus tard la région Rhône-Alpes cofinancent ce projet participatif. Les Rafale lui ont porté un coup fatal. A moins, bien sûr, que le tribunal administratif n’annule l’arrêté préfectoral.



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