Eolien en mer : « une victoire sur les grenello-sceptiques »

Le 26 janvier 2011 par Sabine Casalonga
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La ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a estimé que le lancement de l’appel d'offres sur l'éolien en mer, annoncé hier mardi 25 janvier par Nicolas Sarkozy à Saint-Nazaire, constitue « une victoire sur les climato-sceptiques et les grenello-sceptiques », selon l’AFP.

La ministre a confirmé les 5 sites retenus pour accueillir les premières éoliennes en mer à l'horizon 2015 : Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime), Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Ce qui confirme les informations diffusées la veille dans les médias [voir le JDLE].

Le président de la République a annoncé l'ouverture, au deuxième trimestre 2011, d'un appel d'offres pour la construction d'éoliennes en mer d'une capacité de 3.000 mégawatts, pour un investissement de l'ordre de 10 milliards d'euros. Cela correspondrait à la moitié de l’objectif de 6.000 MW d’éolien en mer, pour atteindre l’objectif de 23 % d'énergie renouvelable en 2020.

Les candidats seront sélectionnés en 2012. Une enveloppe de 100 millions € sera débloquée pour accompagner le développement de cette filière qui devrait, selon le chef de l’Etat, permettre la création de 10.000 emplois. Il a d’ailleurs incité les chantiers navals STX à se positionner sur ce marché.

« Avec une puissance de 3.000 MW, le président de la République et le Premier ministre ont retenu la plus ambitieuse des options envisagées », a souligné Nathalie Kosciusko-Morizet. « Nous serons très vigilants pour que le cahier des charges (de l'appel d'offres) intègre de bons critères, des critères qui permettent de faire émerger une filière industrielle en France. La France a tous les atouts pour être le leader mondial de l'énergie éolienne offshore », a-t-elle ajouté.

Le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) a indiqué que les pêcheurs voulaient être associés à la rédaction du cahier des charges de l’appel d’offres.

« Le volume de 3.000 MW de l'appel d'offres est un signal positif pour la filière éolienne française », ont estimé le syndicat des énergies renouvelables et France Energie Eolienne dans un communiqué, selon l’AFP. « Il faudra être attentif à ce que les zones retenues soient, en nombre et en taille, suffisantes pour permettre la réalisation effective des 3.000 MW », soulignent-ils toutefois.

 



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