Environnement: le Medef s’engage… dans le débat

Le 14 février 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Comme lors du précédent scrutin présidentiel, le Medef entend participer au débat électoral. Pour preuve, le lobby patronal a publié, aujourd’hui 14 février, un volumineux cahier de doléances et de propositions destinées aux candidats à la magistrature suprême.

Intitulé «Besoin d’Aire», l’opus est agréable à lire et –ô surprise– contient quelques pages sur l’environnement. Soucieux de «développer une économie plus verte», le monde économique, explique l’ouvrage, «sait qu’il doit sans ambiguïté concourir au maintien de la biodiversité».

Le chapitre démarre bien. Trop bien. Car, rapidement, les choses se corsent. Certes, les entreprises «s’engagent à poursuivre leurs démarches d’amélioration de l’efficacité énergétique». Notamment en recyclant les matières premières, en développant l’éco-conception, en optimisant les procédés industriels, en améliorant les systèmes d’éclairage et les performances des centres de données.

Le mouvement présidé par Laurence Parisot milite aussi pour «adopter un mix énergétique efficace». On ne sait pas quel en est la composition, mais on comprend en lisant à travers les lignes qu’il serait fortement nucléaire et un petit peu renouvelable. Rien de neuf sous le soleil et encore une fois, on confond électricité et énergie finale.

Avant d’aborder le paragraphe consacré à la «décarbonisation» de l’économie, les auteurs croient bon de rappeler qu’il faut accroître les efforts de R&D pour mieux connaître les gisements et les techniques d’exploitation des gaz non conventionnels. Une position directement calquée sur celle de Total.

Et pour «décarboniser», le Medef propose de fondre en un seul programme les deux programmations pluriannuelles des investissements (électrique et gazière). Le syndicat des patrons suggère à l’Union européenne qu’elle publie (ce qu’elle a déjà fait) une feuille de route pour 2050. Pour améliorer le système des quotas d’émission, il serait bon de créer un régulateur du marché du carbone, une sorte de banque centrale du CO2.

Afin de débloquer les négociations climatiques internationales, l’équipe de Laurence Parisot propose que les grands secteurs industriels comptant peu d’entreprises (automobile, aluminium, ciment) concluent des accords volontaires sectoriels de réduction d’émission. Une idée portée, depuis des années, par les experts de l’Agence internationale de l’énergie.

Actualité, enfin, le Medef soutient fermement la création d’une organisation mondiale de l’environnement (OME). Une institution onusienne qui n’est pas prête de voir le jour.
 



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