Environnement: la seule promesse de Macron

Le 16 avril 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les promesses sont tombées dans le brasier.
Les promesses sont tombées dans le brasier.
VLDT

 

Question phare du Grand débat national, l’environnement est quasiment absent du discours que devait prononcer, lundi, le président de la République. A une exception près.

 

C’est un paradoxe. Alors que la transition écologique était l’un des sujets phares du Grand débat national, cette thématique ne devait pas être évoquée par le président de la République lors de son allocution du 15 avril, annulée en raison de l’incendie ayant ravagé Notre-Dame-de-Paris.

Selon l’AFP, qui s’est procuré une copie du discours que devait prononcer Emmanuel Macron, pas une seule thématique environnementale, énergétique ou climatique n’est évoquée. Sidérant, si l’on se souvient que le président avait promis, le 10 décembre dernier, que «nous ne reprendrons pas le cours de nos vies» à l’issue de la crise des Gilets jaunes.

dose de proportionnelle

Dans le cortège de mesures qui devaient être annoncées: réduction du nombre de parlementaires (déjà prévue dans le projet de réforme constitutionnelle avorté), instauration d’une dose de proportionnelle lors des prochaines élections législatives ou organisation de référendums d’initiative citoyenne (mesure réclamée par les Gilets jaunes) au niveau local. Le texte prévoirait aussi la création d’une assemblée de 300 citoyens, tirés au sort, pour réfléchir à l’évolution de la Constitution.

Donnant des gages aux retraités (en réindexant les petites retraites sur l’inflation), aux habitants des zones rurales (pas de fermeture de services publics jusqu’au prochain quinquennat), le locataire de l’Elysée envisage aussi la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA) et de l’Ecole de la magistrature.

soutien à l'IKV

De petits coups de pouce seraient donnés aux entreprises, en pérennisant l’exonération des charges sociales et de certaines taxes.

L’environnement n’est pas totalement passé à la trappe. Emmanuel Macron aurait pu demander aux entreprises de verser une prime aux salariés venant au travail en mode de transport doux. Une initiative qui ressemble furieusement à l’indemnité kilométrique vélo (IKV). C’est sûr, la vie ne sera plus la même après cela.



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