ENR: doublement sous conditions des emplois «verts» en 2012
Le 25 juin 2009 par Victor Roux-GoekenPourquoi cette date? Rien à voir avec l’échéance électorale présidentielle, a-t-il assuré. A cette date, un premier point d’étape de la directive européenne sur les énergies renouvelables, ainsi qu’un état des lieux de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, devront être réalisés.
Première ENR du pays, le bois-énergie et la biomasse devraient totaliser 70.000 emplois en 2012, contre 60.000 en 2006. Cette industrie a «l’avantage de mailler parfaitement notre territoire, et comporte un tissu historique de PME-PMI». L’essor de la filière devrait surtout être porté par le développement de la chaleur renouvelable collective, le crédit d’impôt Développement durable alloué aux acheteurs d’une chaudière individuelle devant passer de 40% actuellement à 25% en 2010. Le SER milite activement pour que le premier taux reste stable.
La géothermie, le solaire thermique et les pompes à chaleur (PAC), malgré un léger ralentissement du marché après une «explosion» du secteur, devraient compter 31.000 emplois en 2012, contre 2.800 en 2006.
18.000 personnes devraient travailler dans l’éolien, contre 5.000 en 2006 et 7.000 fin 2008. «On a beau dire que la France a laissé passer le cap, je ne crois pas du tout que ce soit le cas, a affirmé le président du SER. Nous avons dépassé aujourd’hui les 4.000 mégawatts (MW) éoliens installés, cela vaut largement une centrale EPR.»
Du côté du photovoltaïque, le secteur devrait totaliser 14.000 emplois (1.800 en 2006 et 4.000 fin 2008). Les agrocarburants, eux, si l’objectif du Grenelle de 15% d’incorporation dans la consommation nationale de carburants est tenu, pourraient avoir créé 9.500 emplois en 2012, contre 3.200 en 2006.
Comprenant 13.000 emplois en 2006, le secteur de l’hydraulique devrait rester stable dans 3 ans.
A l’occasion du Salon internationale des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie (Sireme), le SER a aussi publié un annuaire français des fabricants et fournisseurs de l’industrie éolienne. Le syndicat demeure toujours opposé à la soumission à venir du secteur au régime d’autorisation simplifiée récemment créé (1).
(1) Dans le JDLE «Installations classées: le nouveau régime d’enregistrement présenté en conseil des ministres»
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