Engie sort du nucléaire britannique

Le 05 avril 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas d'AP1000 pour Engie.
Pas d'AP1000 pour Engie.
Westinghouse

L’énergéticien français se retire du projet de centrale nucléaire de Moorside.

C’était annoncé, c’est arrivé. Dans un communiqué, mis en ligne mardi 4 avril, Engie confirme qu’elle ne participera plus aux activités de NuGen. Fondée par Toshiba et le groupe français, cette co-entreprise entend construire trois réacteurs nucléaires AP1000 (fournis par Westinghouse, filiale du groupe japonais) sur le site de Moorside, dans le comté de Combria, au nord-ouest de l’Angleterre.

Faillite de Westinghouse

Aucune raison n’a été donnée par l’énergéticien tricolore pour justifier sa décision. Elle intervient toutefois quelques jours à peine après que Toshiba a placé sa filiale nucléaire américaine sous la protection de la loi sur les faillites. «NuGen […] fait face à des événements qui conduisent Engie à exercer ses droits contractuels de transfert de sa participation de 40% à Toshiba», indique sobrement l’entreprise française.

Toshiba versera 140 M$ à Engie

Contractuellement, l’équipementier japonais devra verser un peu moins de 140 millions de dollars (131 millions d'euros) au groupe dirigé par Isabelle Kocher. Le nucléaire ne porte décidément pas chance à l’ancien gazier public. Il y a quelques années, Engie avait tenté de construire un réacteur Atméa (le petit frère de l’EPR) dans la vallée du Rhône, un projet resté lettre morte.

De son côté, le gouvernement britannique cherche un nouvel actionnaire à la future centrale de Moorside. Des contacts ont été pris, indique le Financial Times, avec Kepco, exploitant et constructeur de centrales nucléaires sud-Coréen. Un industriel que les Français connaissent bien. En 2009, Kepco avait soufflé au consortium EDF, GDF-Suez (devenu Engie), Areva, Total un contrat prévoyant la construction de 4 réacteurs aux Emirats arabes unis. Huit ans plus tard, la première tranche de la centrale émiratie de Barakah est sur le point de diverger. Bien mieux que l’EPR.



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