Engie s’engouffre dans l’hydroélectricité portugaise

Le 20 décembre 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
La station de pompage-turbinage de Foz Tua.
La station de pompage-turbinage de Foz Tua.
DR

L’énergéticien français prendra le contrôle de trois centrales au fil de l’eau et de trois stations de pompage-turbinage, situées dans vallée du Douro.

 

Le groupe dirigé par Isabelle Kocher poursuit son marché bas carbone. A la tête d’un consortium français, Engie a annoncé, ce 20 décembre, avoir emporté l’appel d’offre lancé par Energias do Portugal (EPD) pour l’acquisition du deuxième plus grand portefeuille hydroélectrique du Portugal.

Les parts du gâteau. 40% du capital du consortium est propriété d'Engie. Crédit Agricole Assurances et Mirova, en détiennent, respectivement, 35 % et 25 %.

Moyennant 2,2 milliards d’euros, l’énergéticien et ses partenaires[1] deviendront les exploitants officiels des centrales au fil de l’eau de Miranda, Bemposta et Picote et des stations de pompage-turbinage de Foz Tua, Baixo Sabor et Feiticeiro. La durée moyenne des concessions est de 45 ans. La capacité installée tombant dans l’escarcelle d’Engie est de 1,7 GWe, dont 70% au fil de l’eau.

6 milliards de cession d'actifs

Partenaire industriel du consortium, Engie sera effectivement en charge de l’exploitation et de la gestion du portefeuille hydroélectrique et fournira également des services de gestion de l’énergie, indique un communiqué de l’entreprise.

Avec plus de 5 GWe de capacité, EDP restera le premier producteur d’hydroélectricité du Portugal, devant Engie. EDP a prévu de céder pour 6 milliards d’actifs dans les prochaines années, notamment pour financer son programme renouvelables.

 



[1] Le consortium est composé d’Engie, Crédit Agricole Assurances et de Mirova.