Engie inaugure un réseau de chaleur à géothermie

Le 07 décembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Plus de 20 km de réseaux ont été déployés.
Plus de 20 km de réseaux ont été déployés.
VLDT

Depuis ce matin, trois nouvelles communes franciliennes se chauffent à la chaleur du sous-sol.

 

 

Chaud bouillant, le sous-sol francilien. Par cette froide matinée de mercredi 7 décembre, Engie Réseaux a lancé l’exploitation industrielle de son nouveau réseau de chaleur francilien alimenté par géothermie.

Baptisée Ygeo, cette installation fournit eau chaude sanitaire et chauffage à 10.000 équivalent habitants, dans les communes de Montreuil, Noisy-le-Sec et Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). 

 

Un réseau de 10 km

L’installation se compose de deux puits, d’une unité de géothermie, d’un réseau de chaleur de 10 kilomètres de long et de 38 sous-stations. Puisée dans le Dogger (à 1.800 mètres de profondeur), l’eau chaude est réchauffée d’une dizaine de degrés en surface grâce à une thermofrigopompe, une sorte de pompe à chaleur.

 

Une eau chaude réchauffée

A 70°C, l’eau est injectée dans le réseau, où elle peut encore être montée en température (surtout lorsque la température extérieure est basse) par l’une des chaudières à gaz d’appoint installées dans les sous-stations. De retour à l’unité de géothermie, l’eau tiède est débarrassée de ses calories superflues par la pompe à chaleur, pour réchauffer l’eau ‘intrante’. Ensuite, c’est la réinjection dans les profondeurs. En principe, le système fonctionne en circuit fermé.

 

60% d’énergies renouvelables

Au total, Ygeo doit pouvoir livrer 100 gigawattheures (GWh) d’énergie thermique par an. La géothermie et la thermofrigopompe (alimentée en électricité d’origine renouvelable, assure Engie) fournissent 60% de ce total. Les chaudières à gaz assurant les 40% restant. La part des énergies renouvelables étant majoritaire, l’installation peut vendre son énergie à un taux réduit (5,5%) de TVA

Originalité de la situation francilienne: ce ne sont pas les communes qui lancent les appels d’offres géothermiques, mais le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication (Sipperec). Regroupant 1.120 collectivités franciliennes, ce syndicat propose depuis 2007 des solutions clés en main: étude de faisabilité, attribution de délégation de service public, montage de société publique locale.

 

35 millions d’euros de travaux

D’une durée de deux ans, les travaux ont coûté 35 millions d’euros: 20% du total ont été apportés par le conseil régional d’Ile-de-France et par l’Ademe, via son fonds Chaleur. Selon Engie Réseaux, 24 millions d’investissements devront être réalisés pour le renouvellement des installations et le gros entretien au cours des 30 années que durera le contrat.

Ces derniers mois, la région capitale a inauguré trois réseaux de ce type (Arcueil-Gentilly, Bagneux et Vitry-sur-Seine). Actuellement, une quarantaine de centrales géothermiques fonctionnement dans la région. Adopté en 2012, le schéma régional Climat Air Energie (SRCAE) prévoir de tripler, voire de quadrupler, le nombre de logements, bureaux, bâtiments collectifs, alimentés en chaleur géothermique d’ici à 2020.

 

 

 



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