Engie engage sa transition énergétique

Le 25 février 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Engie veut devenir le leader mondial de la transition énergétique.
Engie veut devenir le leader mondial de la transition énergétique.
Engie

Le groupe né de la fusion de GDF et de Suez tourne résolument le dos à son modèle d’affaires précédent. La priorité va désormais aux activités régulées, aux énergies à bas carbone et aux services énergétiques.

Financièrement, la journée n’est pas très bonne pour Engie. Ce jeudi 25 février, lors de la présentation des résultats du groupe dont il va lâcher les rênes en mai prochain, Gérard Mestrallet a concédé quelques mauvais résultats. S’établissant à 69,9 milliards d’euros, le chiffre d’affaires 2015 recule de 8,8% en un an. A 11,3 Md€, les bénéfices avant impôts, intérêts, et amortissements (EBITDA) chutent de 9,1%. Effacés les 2,4 milliards de bénéfices de 2014; cette année, Engie affiche 4,6 milliards de pertes.

Faute à pas de chance

La faute à pas de chance, faut-il croire. «Le monde de l’énergie vit une transformation sans précédent», résume Gérard Mestrallet. Les prix du pétrole et du gaz sont au plus bas. Ceux de l’électricité, notamment en Europe, ne valent guère mieux. Sans compter ces entreprises, collectivités et particuliers «qui veulent des solutions personnalisées pour minimiser leurs émissions et produire de l’énergie verte».

Fin des activités spéculatives

A changement de contexte, bouleversement du modèle d’affaires. Engie se donne trois ans pour devenir vraiment «le leader mondial de la transition énergétique». Le groupe va commencer par se payer une nouvelle cure d’austérité, dont il espère tirer un milliard d’économies d’ici 2018. Plus structurant, Engie entend se prémunir des variations de prix des matières premières. Dit autrement, retour en force vers les activités régulées qui devront représenter plus de 85% de l’EBITDA en 2018, a indiqué la directrice générale Isabelle Kocher. Ce qui sonne le glas des actifs dédiés aux activités plus spéculatives.

Cession de 47 centrales

Ce matin, Gérard Mestrallet a d’ailleurs annoncé la vente de 45 centrales américaines «commerciales»[1], pour 10 gigawatts électriques de capacités installées. Montant attendu du chèque: 4,1 Md€. Engie doit aussi alléger son empreinte carbone. Après avoir renoncé à la construction de nouvelles centrales au charbon, le groupe franco-belge commence à en céder. D’une capacité totale de 3 GWe, les centrales de Paiton (Indonésie) et de Meennakshi (Inde) ont été vendues pour 1,4 Md€. Ca n’est qu’un début.

22 milliards d’investissements

Engie prévoit de vendre pour 15 Md€ d’actifs, ces trois prochaines années. Ce pactole devant servir à financer les 22 milliards d’investissements prévus: 7 milliards seront consacrés à la maintenance, 6 milliards aux infrastructures (biogaz et GNL, essentiellement), plus de 5 milliards seront dédiés aux services énergétiques. La construction de nouvelles centrales solaires, éoliennes et à gaz n’engloutira pas moins de 4 Md€.

A moyen terme, le groupe entend investir massivement dans le solaire, la rénovation énergétique des bâtiments et la gestion de la demande d’énergie. Au-delà, le groupe pourrait s’intéresser aux biogaz, à la destruction du CO2, à la production d’hydrogène et à l’autonomie énergétique locale.

 



[1] La plupart sont des centrales à gaz et des centrales hydroélectriques.

 



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