Enfants sans bras: une première enquête préliminaire

Le 14 novembre 2019 par Romain Loury
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Trois clusters identifiés
Trois clusters identifiés

Le pôle santé publique du parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire dans l’affaire des bébés sans bras. Cette décision fait suite à la plainte contre X déposée en août par une famille de l’Ain.

Confiée à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et à la section de recherche de gendarmerie de Lyon, cette enquête préliminaire a trait à la «mise en danger de vie d’autrui» et à des «blessures involontaires avec incapacité supérieure à trois mois», a révélé Le Parisien jeudi 14 novembre.

Elle concerne Louis, enfant né en 2012, sans doigts à la main droite, et dont les parents avaient déposé plainte contre X, le 9 août. Cette famille est originaire de l’Ain, premier «cluster» identifié d’enfants nés sans bras. Deux autres ont émergé par la suite, en Loire-Atlantique et dans le Morbihan.

pesticides, rejets toxiques

La décision de cette famille de déposer plainte a été prise après que le comité d’experts, constitué par Santé publique France (SPF) et l’Anses[i], a conclu en juillet à l’absence d’excès de cas dans l’Ain –comme SPF l’avait fait en octobre 2018. Ils ont en revanche recommandé de mener des investigations complémentaires dans le Morbihan, et attendent «la fin de l’année» pour se prononcer sur un éventuel excès de cas en Loire-Atlantique.

Pour les familles comme pour la directrice du Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), Emmanuelle Amar, la cause de ces cas groupés serait à rechercher du côté des pesticides, de rejets toxiques ou du réseau de distribution de l’eau.



[i] Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail