Energies marines: quelle politique industrielle?

Le 21 novembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Les éoliennes marines vont longtemps encore rester à terre.
Les éoliennes marines vont longtemps encore rester à terre.
VLDT

Les industriels attendaient du Premier ministre la publication d’appels d’offres. Ils en sont quitte pour quelques vagues promesses.

Quatre ans, c’est visiblement la durée d’une politique destinée à relancer l’industrie française. Quatre ans après la publication par Arnaud Montebourg d’un plan destiné à relancer l’industrie, le gouvernement d’Edouard Philippe tente de redonner un coup de pouce à une industrie tricolore en pleine décrépitude. Nos usines génèrent à peine 12,6% du PIB: deux fois moins que leurs concurrentes allemandes. Un taux en baisse régulière depuis des décennies.

En 2013, les priorités de la politique industrielle du gouvernement de Jean-Marc Ayrault étaient la baisse des coûts des énergies renouvelables, le ferroviaire, les navires écologiques, les réseaux électriques intelligents, la valorisation de la forêt française, la rénovation thermique des bâtiments, l’économie circulaire et le recyclage des eaux usées.

Ambitions pour l’industrie

Ambitieux, ce programme n’a été appliqué qu’en partie (forêt, rénovation des bâtiments, économie circulaire, recyclage des eaux). Raison de plus pour se fixer des objectifs atteignables. C’est le pari fait par le Premier ministre. Lundi 20 novembre, l’ancien maire du Havre a publié ses «ambitions pour l’industrie».

Encore imprécis, l’effort conduit par l’Etat et des parties prenantes sera à double détente. Dans un premier temps, le catalogue de mesures préconise de dynamiser, pêle-mêle, le développement du véhicule autonome et la filière des batteries.

Dans plusieurs mois, il s’agira de soutenir le ferroviaire (toujours le TGV du futur), la nanoélectronique, les industries de la santé. Et enfin, les énergies renouvelables.

Feuille de route

Ce mardi 21 novembre, le Premier ministre était très attendu par les professionnels des énergies marines. A l’occasion de l’ouverture des assises de l’économie de la mer, de nombreux observateurs espéraient d’Edouard Philippe qu’il dévoile la feuille de route du développement de l’hydrolien et de l’éolien flottant. Que nenni.

Le locataire de l’Hôtel de Matignon a juste annoncé le lancement, dans les prochains mois, des études préalables aux appels d’offres pour des parcs éoliens flottants en Méditerranée et en Bretagne, ainsi que les études environnementales pour un projet de parc éolien marin, au large de l’île d’Oléron.

Discours décevant

Le Premier ministre a rappelé avoir demandé aux préfets d’élaborer une «planification stratégique et spatiale des espaces maritimes». La copie doit être rendue d’ici l’été prochain. Le ministre de la transition écologique a par ailleurs été saisi d’une mission de réflexion sur les mesures de simplification «radicale» des procédures d’instruction des centrales à énergie renouvelable.

Interrogé par l'AFP, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) Jean-Louis Bal a jugé ce discours «assez décevant. Il n'y a pas un mot sur l'hydrolien. Il a annoncé des choses qu'on savait déjà. On n'a pas de calendrier», a-t-il souligné, espérant des annonces plus concrètes de Nicolas Hulot, qui doit clôturer mercredi les assises. Après l’abandon du projet d’Engie et les déboires techniques rencontrés par EDF et Sabella, les industriels de l’hydrolien s’inquiètent de cet attentisme étatique.



Sites du groupe
Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus