Energies marines : la France doit investir

Le 21 janvier 2011 par Célia Fontaine
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Dans la continuité du Grenelle de la mer, un rapport sur le potentiel des énergies marines renouvelables a été remis le 20 janvier à Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre en charge de l’écologie.

S’étendant sur 11 millions de kilomètres carrés, l’espace maritime français offre de multiples possibilités d’exploiter l’énergie des mers : hydrolienne, centrales marémotrices, éolienne offshore, énergie thermique des mers, biomasse marine, etc. Grâce à la construction navale, aux ports et aux services à la mer, bon nombre d’emplois peuvent être créés dans les domaines de l’exploitation et de la maintenance des installations énergétiques marines.

Telles sont les principales conclusions du rapport que Gisèle Gautier, sénatrice de Loire-Atlantique, a consacré aux « nouveaux métiers des énergies marines renouvelables ».

« Pour le seul éolien offshore, 150.000 emplois pourraient être créés dans l’Union européenne d’ici 2025 (…) Mais sans la mise en place de formations adéquates, l’émergence d’une filière industrielle ne pourra pas prospérer », note le document. Des plans spécifiques en ce sens devront donc être mis en place, suggère la sénatrice.

Il conviendrait également que le gouvernement lance son très attendu appel d’offres concernant l’éolien offshore, pour une puissance cumulée de 2.000 à 3.000 mégawatts (dans le JDLE). Le 14 janvier, Eric Besson, ministre de l'industrie et de l'énergie, a indiqué que l’appel sera, finalement, lancé avant la fin du mois de janvier, après arbitrage du Premier ministre.

La parlementaire s’est inspirée des expériences d’autres pays européens plus en avance sur ces technologies et sur leurs modes de communication. Par exemple, le Danemark, premier pays européen à s'être lancé dans l'aventure en 1991, a développé le « tourisme éolien » en mer. Horns Rev 1, un parc éolien qui fournit 150.000 foyers en électricité depuis près de 10 ans, semble accumuler les bons points : impact réduit sur le paysage car les mâts sont à bonne distance des côtes, une activité touristique en augmentation, et des oiseaux habitués depuis à contourner le parc. La France pourra-t-elle s’inspirer de ces bonnes pratiques ?

«Il est temps pour la France d’investir massivement dans le développement des énergies marines et de créer les conditions d’une ’croissance bleue’ », a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet.

 



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