Énergies marines: la Bretagne y croit encore

Le 19 juin 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Naval Energies vient d'inaugurer sa première usine d'hydrolienne, à Cherbourg.
Naval Energies vient d'inaugurer sa première usine d'hydrolienne, à Cherbourg.
DCNS

 

Malgré un contexte houleux, la région et les industriels locaux s’organisent pour soutenir le possible développement de l’éolien en mer et de l’hydrolien.

 

Les Bretons ne baissent pas les bras. La semaine passée, lors du salon Seanergy, les parties prenantes ont présenté leurs dispositifs de soutien aux énergies marines. Cela a commencé par la présentation des résultats de la concertation menée dans le cadre de la Conférence régionale mer et littoral.

L’énergie se jette à l’eau. La Bretagne prévoit de produire en mer l’équivalent de 35% de sa consommation d’énergie à l’horizon 2035.

Le 6 juin dernier, cet aréopage, qui réunit les représentants de la région, de l’Etat, de la préfecture maritime et des professionnels concernés, a validé les zones où pourraient être mis à l’eau les premiers parcs éoliens flottants. Au sud, une zone d’environ 500 kilomètres carrés pourra accueillir jusqu'à 1 gigawatt (GW) à horizon 2030. Sur la façade du Nord Finistère, différentes zones font encore l’objet d’études complémentaires pour installer 500 mégawatts (MW) de capacité, indique le conseil régional.

 

Pour soutenir l’industrie locale, l’institution a créé, au printemps, Bretagne Ocean Power. Ce guichet unique permettra à une centaine de PME bretonnes recensées d’apporter une réponse coordonnée aux donneurs d’ordre de premier rang.

 

Les projets sont, il est vrai, nombreux: parcs éoliens marins (posés) de Saint-Brieuc, fermes parcs hydroliennes à Paimpol, Ouessant et Sein. Enfin, parcs éoliens marins (flottants) au nord et au sud de la péninsule.

Pareille incertitude n’écarte pas Naval Energy de son cap vers le Cotentin. Le 14 juin, la filiale Energies marines de l’ex-DCNS a inauguré à Cherbourg sa première usine de construction d’hydroliennes. En rythme de croisière, l’installation produira 25 machines de 2 MW par an. Elle n’a pour l’heure reçu que deux commandes fermes, l’une du Japonais Kyuden Mirai Energy, l’autre du Canadien Cap Sharp Tidal.

Ces derniers mois, la conjoncture s’est sensiblement dégradée. En mars, Nicolas Hulot annonçait sa volonté de renégocier les tarifs d’achat des futurs parcs éoliens marins. Il y a quelques jours, les députés ont adopté un amendement au projet de loi sur le renforcement de l’efficacité de l’administration pour une relation de confiance avec le public, permettant au gouvernement d’annuler ces projets au cas où les discussions tarifaires avec les industriels seraient infructueuses.

Etude sur l'hydrolien

Les nouvelles ne sont pas meilleures dans le secteur de l’hydrolien. Après les déboires industriels survenus en 2017, le ministre de la transition écologique a fait part de ses doutes quant à la rentabilité économique de cette filière. Répondant à une question d’un député, Nicolas Hulot a indiqué, le 14 juin, qu’une étude sur le potentiel de l’hydrolien français était en cours.

Pilotée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), elle devra faire le point sur la maturité des différentes technologies en course, présenter les acteurs et les possibilités de partenariats internationaux.

Annonces présidentielles?

En visite en Bretagne les 20 et 21 juin, le président de la République pourrait faire des annonces sur les énergies marines. Jeudi 21 juin, à Quimper, il prononcera un discours au cours duquel il devrait aussi évoquer les mesures de développement des infrastructures de transport, consécutives à l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.



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