Énergies fossiles: l’Europe poursuivra-t-elle son sevrage?

Le 20 février 2017 par Stéphanie Senet
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Evolution de la consommation intérieure brute d'énergie dans l'UE (en millions de tonnes équivalent pétrole)
Evolution de la consommation intérieure brute d'énergie dans l'UE (en millions de tonnes équivalent pétrole)

La consommation intérieure brute d’énergie de l’Union européenne en 2015 est inférieure à celle de 1990, indique un communiqué publié ce 20 février par Eurostat. Elle reste toutefois fortement dépendante des combustibles fossiles.

 

Au total, la consommation intérieure brute d’énergie s’est élevée à 1.626 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2015: en baisse de 2,5% par rapport à 1990. Ce résultat est aussi inférieur de 11,6% au pic de consommation enregistré en 2006 (1.840 Mtep). Il est toutefois légèrement supérieur à celui de 2014.

L’explication de ce déclin tient essentiellement à la baisse structurelle de la demande d’énergies fossiles de l’économie européenne. En 1990, celle-ci engloutissait 1.400 Mtep par an. Un niveau qui est resté stable jusqu’à la crise de 2008. Il est passé sous la barre des 1.200 Mtep en 2014, amorçant une timide remontée depuis. Ultime sursaut ou reprise durable? Il est encore trop tôt pour le dire.

 

La France en deuxième position

L’Allemagne reste le plus grand consommateur (314 Mtep) devant la France (253 Mtep) et le Royaume-Uni (191 Mtep). Les plus forts déclins ont été observés dans les trois pays baltes: Lituanie (-57%), Lettonie (-45%) et Estonie (-37%). Les plus fortes hausses sont dues à Chypre (+41%), l’Irlande (+38%) et l’Espagne (+35%).

 

Accro aux combustibles fossiles

Une mauvaise nouvelle toutefois: si la part des combustibles fossiles dans la consommation d’énergie est passée de 83% en 1990 à 73% en 2015, elle reste élevée. Pétrole, gaz et charbon fournissent une minorité des kilowattheures consommés dans trois pays seulement: Suède (30%), Finlande (46%) et France (49%). Avec le développement de l’énergie nucléaire, l’Hexagone s’est d’ailleurs bien décarboné: la part des fossiles dans la production d’énergie était de 59% en 1990: 10 points de plus qu’en 2015.

Fait important, la dépendance aux importations de combustibles fossiles a grimpé de 53% à 73% sur la même période. Autrement dit, trois tonnes ont été importées en 2015 pour chaque tonne produite, contre une tonne seulement en 1990. En cause: la fermeture de nombreuses mines de charbon européennes et le déclin de la production d’hydrocarbures, notamment aux Pays-Bas, en France (gaz de Lacq) et au Royaume-Uni.

 

Dépendance aux importations

Mauvaise nouvelle, la France reste dépendante à 99% des importations pour sa consommation de combustibles fossiles. De l’autre côté du classement, le Danemark n’est dépendant qu’à 4%, l’Estonie à 17% et la Roumanie à 25%.

 



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