Energies fossiles: Edimbourg ne désinvestit pas

Le 13 mai 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'université n'investira que dans les meilleurs producteurs de fossiles.
L'université n'investira que dans les meilleurs producteurs de fossiles.
Université d'Edimbourg

La nouvelle tombe mal. A quelques jours de l’ouverture de la semaine de la finance carbone à Paris, l’université d’Edinbourg a fait savoir, mardi 12 mai, qu’elle continuerait d’investir dans les énergies fossiles.

Comme nombre d’universités prestigieuses, l’établissement écossais était sous la pression de la campagne Fossil Free, initiée par l’association 350.org. Son but: inciter les investisseurs institutionnels à ne plus placer leur argent dans des entreprises exploitant des hydrocarbures ou du charbon.

Après un intense lobbying, les universitaires écossais ont arrêté leur position. Dans un communiqué, le recteur adjoint annonce une nouvelle politique d’investissement. Pas question de ne plus investir dans les groupes pétroliers ou charbonniers. Mais pas question non plus de rester les bras croisés. «L’université va chercher à faire évoluer les comportements des entreprises dans lesquelles elle investit, dans le secteur des énergies fossiles, comme dans les autres», explique Charlie Jeffery.

les étudiants au turbin

Concrètement, les étudiants d’Edinbourg vont réaliser une étude comparative multicritère des entreprises exploitant sables bitumineux et charbon. Seront notamment décortiqués les modes d’extraction et l’utilisation éventuelle d’énergies renouvelables. L’université promet de n’investir que dans les entreprises les plus mieux notées.

En octobre dernier, l’université de Glasgow avait annoncé son intention de placer dans d’autres secteurs les 18 millions de livres (25 M€) actuellement placées dans des entreprises exploitant des énergies fossiles. Une réallocation qui prendra, tout de même, une bonne décennie avant d’aboutir.

Fin avril, l’Eglise d’Angleterre a annoncé son intention de stopper tout investissement dans les compagnies impliquées dans les sables bitumineux ou le charbon.

En France, Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale ont récemment renoncé, sous la pression des Amis de la terre, à financer le développement des projets charbonniers australiens.

 



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