Energies: Cambridge et Oxford restent fidèles aux fossiles

Le 21 juin 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Rivales sur l'eau, Oxford et Cambridge s'unissent pour défendre les énergies fossiles.
Rivales sur l'eau, Oxford et Cambridge s'unissent pour défendre les énergies fossiles.
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Les deux premières universités britanniques refusent de désinvestir des énergies fossiles.

On peut être ouverte sur le monde et sourde aux demandes de ses étudiants. Telle pourrait être la devise de la prestigieuse université de Cambridge. La rivale préférée d’Oxford a finalement décidé de conserver ses actions dans les compagnies produisant ou exploitant des énergies fossiles.

Après plus d’un an de réflexion, son groupe de travail sur l’investissement responsable a finalement décidé de ne pas reprendre les billes que la plus prestigieuse université britannique avait investi dans les compagnies pétrogazières ou charbonnières.

rémunération moyenne de 5,25% par an

Dans une note publiée en fin de semaine passée, le groupe de travail explique sa décision. D’une part, aucune législation ne l’oblige à ‘désinvestir’ des énergies fossiles. Mieux, la deuxième plus ancienne université du Royaume est tenue de bien gérer les fonds (près de 6 milliards de livres! –7,8 Md€) qu’elle administre. Son objectif étant de maintenir une rémunération moyenne de 5,25% par an de ses capitaux investis, pas question de bouleverser une stratégie d’épargne longuement pensée. Ce qui serait d’autant plus difficile que les gestionnaires de l’université n’ont pas directement la main sur la totalité des fonds investis. La plupart sont gérés par des gestionnaires privés, indépendants de l’université.

Critères RSE

Pour autant, les experts de Cambridge ne sont pas totalement obtus. Ils reconnaissent l’intérêt de fixer des critères de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) à leur politique d’investissement. A la condition que cela ne nuise pas à la performance financière. Aussi recommandent-ils aux financiers de l’université d’influencer ces gestionnaires de fonds pour tenter de les convaincre d’investir ailleurs que dans les énergies fossiles.

Une réponse qui semble calquée sur celle faite, il y a plus d’un an, par l’université d’Oxford.

Selon une étude réalisée par Greenpeace, une quarantaine d’universités britanniques ont reçu, directement ou indirectement, 134 M£ (186 M€) des industries pétrolières et charbonnières entre 2010 et 2015. Dont une quarantaine de millions pour Cambridge et Oxford.

 



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