Energie: mieux utilisée, elle n’en pollue pas moins

Le 13 novembre 2007 par Victor Roux-Goeken
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L'intensité énergétique, rapport entre la consommation d'énergie et la production, a décru de 1,6% par an depuis 1990 dans le monde, ce qui correspond à une amélioration de l'efficacité énergétique. C'est ce que concluent trois rapports publiés par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), alors que le 20e Congrès mondial de l'énergie se déroule du 12 au 15 novembre à Rome (Italie).

Le premier rapport présente les indicateurs de politique énergétique dans le monde et l'évolution de 76 pays ayant participé à l'étude. Quant aux deux autres, ils évaluent les indicateurs d'efficacité énergétique par secteur ou les politiques européennes en la matière grâce à deux bases de données européennes: Odyssée et Mure.

L'Europe est la zone du monde la plus efficace dans le domaine, ce qui permettra peut-être à l'Union de s'imposer lors des négociations de la conférence sur le climat de Bali. Mais les disparités européennes sont énormes. A tel point que les auteurs des rapports ont dû ajuster les 200 indicateurs –structure industrielle, climat, pouvoir d'achat étant très différents au sein de l'UE– pour pouvoir comparer l'efficacité énergétique. En 2006, la Grande-Bretagne est la plus efficace de l'UE à 27, la France est 6e, et la Bulgarie dernière.

En revanche, les pays de l'ancien bloc soviétique sont plus efficaces en termes de gains d'efficacité énergétique: plus de 3% de gains annuels pour la Pologne, la Lituanie et l'Estonie, 1,8% pour la Bulgarie, mais moins de 1% pour la France ou les Pays-Bas. Résultat: l'UE 15 améliore son efficacité énergétique de 0,8% par an, et elle est en dessous des objectifs fixés par la directive service énergétique, qui vise 1% annuel entre 2008 et 2016 et 20% en 2020.

Néanmoins, si 2/3 des pays mondiaux ayant participé à l'étude ont amélioré leur efficacité énergétique, cela ne signifie pas qu'ils émettent moins de gaz à effet de serre (GES). «On peut très bien avoir un mix énergétique très carboné et être performant énergétiquement, explique Michèle Pappalardo, présidente de l'Ademe. L'efficacité énergétique ne résout pas le problème en volume.» Entre 1990 et 2000, la Chine a amélioré son efficacité de 7,5% par an, ce qui ne l'empêche pas aujourd'hui d'être le premier émetteur de GES au monde.






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