Energie: l’Allemagne tergiverse

Le 05 juillet 2006 par Enerpress
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Le ministre social-démocrate chargé de l’Environnement, Sigmar Gabriel, va plus que jamais encourager les énergies renouvelables en matière de chauffage. «Nous devons faire en sorte qu’elles soient compétitives au regard du marché», notamment en comparaison des usages du pétrole et du gaz, a-t-il déclaré cette semaine à l’hebdomadaire Focus. Il évoque la mise au point en cours d’année d’un projet de loi en ce sens. Selon le magazine, le ministère étudie actuellement quatre différentes formules d’incitation en direction des propriétaires de logements, dont la mise en oeuvre entraînerait un coût de 500 millions à 1,2 milliard d’euros. L’objectif visé est de permettre aux énergies renouvelables de passer de 5,4% de parts de marché dans le chauffage à 12% d’ici 2020. Le projet ministériel ne fait pas pour autant l’unanimité, jugé «monstrueusement bureaucratique et coûteux» par Laurenz Meyer, porte-parole des députés chrétiens-démocrates au Bundestag, qui plaide en faveur de subventions et de crédits bonifiés.

Pendant ce temps, la controverse sur l’avenir de l’énergie nucléaire continue. Le journal Welt-am-Sonntag a fait état, ce week-end, d’une étude commandée il y a quatre ans déjà par des parlementaires chrétiens-démocrates et libéraux (alors dans l’opposition). Cette étude recense une soixantaine de sites potentiels outre-Rhin pour l’implantation de centrales nucléaires. Ces sites correspondent à des critères tels que la desserte en voies ferrées pour les livraisons de combustible ou encore la présence de cours d’eau pour le refroidissement.

Mais l’accord de gouvernement passé entre les composantes de la «grande coalition» actuellement au pouvoir exclut, dans l’immédiat, tout projet de relance de cette énergie. Du coup, les responsables de l’énergéticien allemand E.ON envisagent de se développer non plus en Allemagne mais ailleurs en Europe, au Royaume-Uni par exemple, voire en Roumanie. Un des responsables du groupe a évoqué, la semaine dernière dans la presse, la possibilité de construire un réacteur «doté des technologies occidentales les plus récentes» sur le site roumain de Cernavoda.


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