Énergie: dans l’impasse, la transition?

Le 30 avril 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Bruno Lechevin : l'Ademe n'est pas à vendre.
Bruno Lechevin : l'Ademe n'est pas à vendre.
Ademe/Olivier Roller

Le titre de la réunion était des plus impertinents: «La transition énergétique est-elle dans une impasse?» Pour répondre à la question, deux experts avaient répondu, ce mercredi 30 avril, à l’invitation du Comité 21: Bruno Lechevin, président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), et Gilles Vermot Desroches, directeur du développement durable de Schneider Electric. L’occasion de croiser les regards du public et du privé sur les grandes lignes du futur projet de loi sur la transition énergétique.

Les deux intervenants sont d’accord sur la nécessité de changer notre modèle énergétique. Urgence climatique, indépendance énergétique, lutte contre la précarité énergétique sont autant d’arguments sur lesquels ils se retrouvent. D’accord aussi sur le fait que ce changement de paradigme doit être vécu comme une opportunité plutôt que comme une contrainte.

Le développement durable, c’est un conflit d’intérêts

Opportunité, certes. Mais sans angélisme. «Le développement durable, c’est un conflit d’intérêts. Et dans la transition énergétique, il y aura aussi des perdants», prévient Gilles Vermot Desroches. «Il est d’ailleurs dommage que les membres de l’Union française de l’électricité[1] ne voient pas la transition énergétique comme un levier de sortie de crise», regrette Bruno Lechevin.

Suite aux annonces faites par le Premier ministre d’une accélération de la décentralisation, Bruno Lechevin a tenté de calmer les inquiétudes de ses délégations régionales: «L’Ademe est un modèle global, cohérent, qu’il ne faut pas casser. Sa force vient de son interaction permanente entre ses délégations et le siège. Elle n’est ni à acheter, ni à vendre, ni globalement, ni par appartement».

En aparté, Bruno Lechevin considère très optimiste le calendrier annoncé du projet de loi sur la transition énergétique: «Le texte n’existe pas encore. Une fois présenté en conseil des ministres, il devra être envoyé au CESE pour avis. Le CESE dispose de deux mois pour travailler. Ensuite, le conseil des ministres devra adopter le texte avant qu’il ne soit transmis à une commission du Parlement». Pas évident que toutes ces étapes soient franchies d’ici le 14 juillet.



[1] Le lobby du secteur électrique regroupe EDF, ERDF, GDF Suez, BKW, Direct Energie, E.ON, France Hydroélectricité, la SHEM, la CNR, le SER, l’ELE, RTE et l’Enel.

 



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