Energéticiens et opérateurs de transport au rythme du Coronavirus

Le 13 mars 2020 par Victor Miget
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"Tout le monde comprend qu'on a besoin de continuer à avoir de l'électricité, du gaz.."
"Tout le monde comprend qu'on a besoin de continuer à avoir de l'électricité, du gaz.."
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Reçu par le ministère de la Transition écologique et solidaire ce vendredi, le secteur de l'énergie s'organise pour assurer la distribution d’électricité malgré l’épidémie. Les opérateurs transports eux, tentent d’amortir la chute.

 

Les énergéticiens étaient convoqués ce vendredi 13 mars au ministère de la transition écologique et solidaire. Objectif : présenter des plans de continuité d'activité à Elisabeth Borne, en pleine épidémie de Coronavirus. «Tout le monde comprend qu'on a besoin de continuer à avoir de l'électricité, du gaz... Ce sont des opérateurs très professionnels qui sont à pied d'œuvre pour trouver les bonnes organisations, y compris si une partie du personnel devait être concernée par l'épidémie», a déclaré Elisabeth Borne lors d’une conférence de presse.

Transports grippés. Mardi 10 mars, Jean Baptiste Djebbari a exclu un arrêt pur et simple des transports publics. «On peut s’attendre avec le pic épidémique à avoir plus de personnes absentes dans ces deux grandes entreprises publiques, d’avoir peut-être 15% ou 20% de gens absents», a-t-il expliqué sur RTL. Solutions envisagées: la réduction de fréquence sur certaines lignes et en prioriser d’autres.

Quid des centrales nucléaires ?

Les opérateurs avaient déjà des plans de continuité de l'activité. «C'est surtout des règles d'organisation du travail, le fait d'avoir des équipes de réserve, de par exemple travailler en deux fois 12 plutôt qu'en trois fois huit pour garder des équipes en réserve», a précisé la ministre.

Meilleur exemple EDF qui avait déjà un «plan pandémie» dans ses cartons. Sa priorité est d’assurer le bon fonctionnement des centrales nucléaires et la rotation des personnels. L’entreprise assure être en mesure de fonctionner avec des effectifs réduits. «Notre plan pandémie nous permet de faire fonctionner l'ensemble du parc nucléaire et hydraulique avec 40 % de taux d'absentéisme pendant 3 mois c'est considérable (il peut gérer 25% d’absentéisme pendant 12 semaines)», se félicite EDF dans les lignes des Echos.

Réseau de transport d'électricité (RTE), le gestionnaire du réseau à haute tension, indique de son côté qu’il est en mesure d’assurer «la gestion du réseau et la sécurité d'alimentation en France à chaque seconde, tous les jours, même en cas de pandémie Covid-19». Les détails de ce plan restent «confidentiels».

Perfusion

A les croire donc, les énergéticiens ont les épaules pour faire face. Côté mobilité, en revanche, la situation est plus incertaine. La vieille, c’était les opérateurs de transports qui étaient reçus par Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'État chargé des Transports et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances. Ils ont présentés les mesures de soutien de l’Etat pour les entreprises en difficulté. Ainsi, les échéances sociales et fiscales sont repoussées. Un plan de chômage partiel a été mis en place et le niveau de garantie des prêts bancaires assurés par la Banque Publique d’Investissement est passé à 70%. Les entreprises ont jusqu’au 15 mars pour se saisir des dispositifs mis en place par le gouvernement sur economie.gouv.fr. Sont aussi envisagés le report ou d’exonération de différentes taxes.