Enercit’IF autorisée à installer des centrales solaires dans Paris

Le 08 avril 2019 par Victor Miget
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Dans un premier temps, Enercit’IF va poser 3.000 m² de panneaux photovoltaïques.
Dans un premier temps, Enercit’IF va poser 3.000 m² de panneaux photovoltaïques.
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Enercit’IF pourra disposer de 9 toitures parisiennes pour y installer des centrales photovoltaïques. Si les Architectes des bâtiments de France (ABF) le veulent bien.

 

Le Conseil de Paris donne son feu vert à Enercit’IF. Le 2 avril, la coopérative a été autorisée à disposer de 9 toitures d’écoles, collèges et centre d’animation, pour y installer ses premières centrales solaires. Autorisation qui s’inscrit conjointement dans le cadre du projet ‘Des quartiers populaires à énergie positive’ et du plan Climat Air Energie. Voté en mars 2018, celui-ci prévoit de porter à 45% d’ici 2030 la part d'énergies renouvelables consommées, dont 10% produites localement. 

3.000 mètres carrés de panneaux

Prévue pour l’automne 2019, les centrales devraient être raccordées au réseau d’ici la fin de l’année. Puissance totale estimée: 600 kilowatts crête (kWc), soit environ 3.000 m² de panneaux et l’équivalent de la consommation annuelle de 170 foyers hors chauffage. Cette production sera vendue à EDF puis à Enercoop par le biais d’obligations d’achat.

 

1 million d’euros seront nécessaires pour concrétiser ce projet. «Nous cherchons à lever des fonds citoyens et appelons donc les parisiens à souscrire et à nous soutenir pour apporter un capital de départ. Le reste sera financé par la NEF[1] et par une subvention de la ville de Paris à hauteur de 50-60%», détaille Philippe Mante.

La crainte de l’ABF

Une fois les financements obtenus, tout ne sera pas joué pour autant. «Nous avons l’accord de la mairie pour poser des panneaux solaires, à condition d’obtenir les autorisations nécessaires», explique le secrétaire d’Enercit’IF. A Paris, c’est principalement l’accord des ABF qui soulève des questions. «Si les toitures s’inscrivent dans un périmètre de 500 mètres autour d’un bâtiment classé, l’ABF doit donner son accord et la transition énergétique n’est pas leur priorité, contrairement à la préservation du patrimoine», poursuit-il.

Arrondissements périphériques

Afin d’anticiper cette éventuelle contrainte, la coopérative tente d’apporter une réponse architecturale en privilégiant des poses à plat pour minimiser l’impact visuel des installations. De plus, les centrales seront déployées dans les arrondissements périphériques (XIIe, XIXe, XXe…), un atout, d’après Philippe Mante. «Ce sont dans ces quartiers que l’on trouve le plus de grandes toitures pour accueillir des centrales photovoltaïques et les contraintes urbanistiques y sont moins importantes qu’en plein centre de Paris.»

Dans l’attente des fonds et des autorisations, Enercit’IF continue de prospecter. Auprès des copropriétés par exemple, dans le cadre cette fois-ci d’Eco-rénovons Paris, autre programme de la ville. D’ici fin 2020, Enercit’IF souhaite déployer entre 15 et 20 installations pour une production totale de 1,9 MWc.



 



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