Encore trop de lumière dans les vitrines

Le 17 février 2014 par Stéphanie Senet
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L'extinction des feux est loin d'être appliquée en totalité
L'extinction des feux est loin d'être appliquée en totalité

Imposé depuis le 1er juillet dernier, le couvre-feu lumineux des vitrines, façades et monuments publics n’est que très peu respecté, estime l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN).


Issue du Grenelle Environnement (1), cette interdiction vise à réduire la pollution lumineuse (et la consommation d’électricité) qui grimpait en flèche. Ainsi, l’éclairage public est passé de 2.400 heures à 4.000 h de fonctionnement annuel entre 1992 et 2012. Soit une hausse de 64%. Il a fallu attendre 4 ans avant l’application de l’article 41 de la loi Grenelle I.

 

A peine un tiers des communes dans le noir

Après enquête, l’association estime qu’à peine un tiers des communes (2) respectent la réglementation… de façon partielle!

 

A Angers, par exemple, 95 à 98% des vitrines commerciales sont éteintes avant 23h (l’arrêté prévoit l’extinction des feux à 1h du matin). Mais les agences immobilières font de la résistance en affichant un puissant éclairage tout au long de la nuit. La très grande majorité des monuments publics et des bureaux sont quant à eux rentrés dans les clous.

 

Strasbourg s’avère un peu plus en retard, avec 90% en moyenne des vitrines éteintes à 1h du matin mais seulement 80% dans les 10 rues les plus commerçantes du centre-ville. Les bureaux respectent aussi globalement l’arrêté mais une quinzaine de monuments scintillent encore de tous leurs feux au beau milieu de la nuit.

 

Bourges, en revanche, fait piètre figure avec des dizaines de bâtiments publics, communaux et d’entreprises dérogeant à la règle. Les correspondants de l’ANPCEN pointent notamment la façade éclairée de la Direction générale de l’armement ou encore les panneaux vides de départ et d’arrivée à la gare SNCF.

 

 

Manque de sensibilisation et de contrôle

«Il appartient aux autorités publiques, Etat et élus, de suivre et de faire appliquer la réglementation», conclut l’ANPCEN. L’association préconise de mettre en place les contrôles communaux, prévus par l’arrêté du 30 janvier 2013. Autres propositions: lancer une campagne de sensibilisation, notamment auprès des fédérations professionnelles. L’ONG milite enfin pour la publication d’un bilan national de l’application de la réglementation.

 

Un sondage réalisé en janvier par TNS Sofres confirme d’ailleurs les résultats du bilan de l’ANPCEN. Deux tiers des habitants n’ont en effet pas vu de changement dans l’éclairage public nocturne des bâtiments publics et privés, près de chez eux ou sur leurs trajets habituels.

 

389 municipalités –labellisées Villes et villages étoilés- se démarquent toutefois. Ayant signé la charte de l’ANPCEN, elles se sont engagées de façon volontaire à réduire le nombre de leurs points lumineux au-delà des prescriptions de l’arrêté de janvier 2013.

 

(1)Article 41 de la loi Grenelle I

(2) Environ 10.000 sur plus de 36.000



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