Encore trop de décharges illégales en France

Le 21 septembre 2011 par Célia Fontaine
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Des dizaines de sites de stockage de déchets illégaux mettent en danger la santé des riverains, la qualité de l’eau, de l’air et des sols, alerte France Nature Environnement et deux de ses associations membres, Ile-de-France Environnement et FNE Midi-Pyrénées dans un communiqué du 19 septembre.
 
Il n’y a pas que la montagne de déchets de Limeil-Brévannes dans le Val de Marne qui pose problème. Alors que Nathalie Kosciusko-Morizet a elle-même annoncé le début des travaux d’évacuation des déchets le 5 septembre dernier (voir le JDLE), d’autres cas, moins médiatisés, préoccupent les associations écologistes.
 
Les départements de la grande couronne francilienne en particulier ont tendance à servir d'exutoire aux déchets industriels et commerciaux puis aux déchets ménagers dans les centres d'enfouissement. Par exemple, la société BMR, qui a déposé une demande d’autorisation en 2010 pour exploiter une plate-forme de traitement de déchets végétaux à Villeparisis (77), réceptionne en réalité des déchets non dangereux et non inertes (bois, cartons, plastiques, ferraille) sans autorisation et sans aucun encadrement en matière de protection des sols et des eaux, peut-on lire dans le communiqué.
 
Une autre société peu scrupuleuse, Paté SAS «a reçu une autorisation en 2000 pour exploiter une station de transit de verre alors qu’elle reçoit notamment des verres de tubes cathodiques de téléviseurs, qui sont des déchets dangereux. La société Gerlero et Fils est une entreprise de démolition qui avait le droit de stocker temporairement des déchets du BTP à Saint Alban (31). Un contrôle a permis de révéler qu’elle stocke des déchets amiantés de manière totalement illégale. Il semble en être de même sur le site de l’ancienne carrière à Bessens (82) où a été détectée la présence de plusieurs types de déchets dangereux (goudrons, déchets amiantés, plastiques…) stockés à quelques mètres de la nappe phréatique, en toute illégalité aussi».
 

Comment en est-on arrivé à cette situation? Selon les écologistes, il n’y aurait toujours pas assez d’inspecteurs des installations classées pour contrôler les sites. En 2010, plus de 24.500 visites sur site ont été réalisées tous services d’inspection confondus, par 1.501 inspecteurs, selon le dernier bilan annuel de l’inspection paru récemment. Ce n’est pas assez, pour contrôler les quelque 500.000 installations classées françaises. Pour Laurent Michel, directeur général de la prévention des risques, l’action continue. «La fréquence des inspections a été respectée (en 2010), ce qui signifie que les établissements les plus dangereux ou les plus polluants ont été visités au minimum une fois en 2010. La vigilance reste toutefois notre priorité», avait-il déclaré en mars dernier (voir le JDLE).



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