Encore plus d’algues vertes en Bretagne ?

Le 10 juin 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'association écologiste Eau et Rivières de Bretagne, région touchée par les algues vertes, a dénoncé ce vendredi 10 juin deux projets de décret et d'arrêté risquant d'entraîner selon elle une augmentation de la quantité d'azote autorisée sur les plans d'épandage.??
 
Les rejets azotés liés à l'élevage industriel et à l'épandage d'engrais sont considérés comme propices à la prolifération des algues vertes, dont la décomposition provoque des gaz toxiques.??
 
«Nous sommes choqués par ces projets, un tsunami environnemental allant à l'encontre de la qualité de l'eau que nous recherchons», affirme Jo Hervé, président d'Eau et Rivières de Bretagne.??
 
Depuis 2001, en application de la directive européenne Nitrates, les agriculteurs peuvent épandre jusqu'à 170 kilogrammes d'azote organique (effluents animaux) par hectare de surface épandable, a expliqué l'association lors d'une conférence de presse à Rennes.??
 
Le projet de décret étend la surface de référence pour le calcul de ce plafond à la surface agricole utile (SAU), ce qui va relever d'environ 25% en moyenne la quantité d'azote autorisée, s'inquiète l'association.??
 
Elle souligne également qu'un projet d'arrêté, modifiant les normes des rejets d'azote pour les vaches laitières, défavorise les systèmes herbagers pourtant les moins susceptibles d'entraîner des fuites d'azote dans l'eau, et dont le développement est voulu par le plan de lutte contre les algues vertes.??
 
«On va pénaliser en production laitière les agriculteurs qui ont fait le choix de l'herbe pour alimenter leurs vaches alors que, d'un point de vue qualité de l'eau, c'est là qu'on veut aller», critique pour sa part le vice-président chargé de l'agriculture et de l'agroalimentaire au conseil régional de Bretagne, Michel Morin.
 
Les projets de décret et d'arrêté, consultables sur le site du ministère de l'écologie, visent à répondre aux griefs de la Commission européenne.
 

Bruxelles a adressé fin 2009 à la France une mise en demeure, s'interrogeant sur la cohérence territoriale des programmes d'action français contre la pollution aux nitrates.? 



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