Encore des déchets dangereux suisses retrouvés en Alsace

Le 19 mars 2007 par Claire Avignon
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Selon l'AFP, 600 tonnes de déchets toxiques de l'industrie chimique bâloise ont été découverts depuis le début de la semaine dans un champ de maïs près d'un village alsacien frontalier avec la Suisse. C'est l'ONG Greenpeace qui a communiqué l'information. Entreposés dans les années 1950, les déchets mélangés à des gravats sont remontés à la surface la semaine dernière à la suite du labourage d'un champ par un agriculteur d'Hagenthal-le-Bas (Haut-Rhin). Le Groupement des industries chimiques bâloises chargé de la dépollution de décharges (GIDRB) a décidé d'assainir le champ qui côtoie sa décharge du Letten, en excavant les déchets et en les incinérant, a-t-il annoncé dans un communiqué. Les déchets comprennent du nitrobenzène, des produits de la synthèse de colorants, mais aussi beaucoup de substances encore inconnues, selon Daniel Hubé, ingénieur à Antéa et missionné par la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) d'Alsace.

Depuis plusieurs années déjà, les autorités françaises et les industriels suisses, regroupés sous le GIDRB, travaillent de concert pour régler une situation particulière (1). Dans les années 1950 et 1960, des usines situées en Suisse de Novartis et Ciba ont déposé leurs déchets dangereux en Alsace. Plusieurs sites sont maintenant pollués. L'aspect international de l'affaire complique la procédure. Et Greenpeace dénonce régulièrement, comme c'est le cas pour la pollution actuelle, «l'attitude dilettante et imprudente» de la chimie bâloise.

(1) Voir les articles du JDLE intitulés «Convention pour des déchets suisses sur le sol français» et «Des déchets suisses sur une commune française»






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