En ville, les vagues de chaleur deviennent courantes

Le 30 janvier 2015 par Romain Loury
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Tokyo, 38 millions d'habitants
Tokyo, 38 millions d'habitants
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Depuis 40 ans, les vagues de chaleur sont devenues plus fréquentes dans les grandes villes du monde, aux avant-postes du réchauffement climatique. La tendance connaît même une forte accélération, révèle une étude américaine.

Presque plus personne n’en doute: la température moyenne du globe augmente. On en sait en revanche bien moins sur les évènements extrêmes, tels que vagues de grande chaleur ou de grand froid. Publiée dans la revue Environmental Research Letters, l’étude menée par l’équipe de Denis Lettenmaier, de l’université de Washington à Seattle, n’a rien de rassurant.

Les chercheurs ont scruté les bulletins météorologiques de 1973 à 2012 dans 217 villes de plus de 250.000 habitants réparties à travers le monde. Les vagues de chaleur étaient définies comme des périodes d’au moins six jours au cours desquels la température maximale dépassait celle atteinte pour 99% des jours sur l’ensemble de la période.

Les années extrêmes s’accumulent

En moyenne, le nombre de vagues chaudes annuelles a augmenté de 0,32 en 40 ans. Hormis 1998, les 4 années les plus chaudes s’avèrent être les 4 dernières de la période analysée, à savoir 2009, 2010, 2011 et 2012. Un effet particulièrement visible dans les villes d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Afrique et de l’est de Asie, moins dans celles d’Inde ou d’Amérique du Sud.

Au total, 48% des sites étudiés ont vu leur nombre annuel de jours chauds augmenter de manière significative en 40 ans, et 63% leur nombre de nuits chaudes. A contrario, les vagues froides ont vu leur nombre annuel diminuer de 0,16 entre 1973 et 2012, les cinq années extrêmes se situant toutes avant 1983.

Les jours de grand vent ont quant à eux diminué dans 75% des villes, d’une moyenne annuelle de 20 sur la période 1973-2012. La tendance est moins marquée pour les fortes précipitations, avec un nombre de jours annuels diminuant dans 17% des villes, augmentant dans 5%.

La ville plus frappée que la campagne

Selon une comparaison menée avec 142 zones rurales, la tendance est plus prononcée en ville, notamment en matière de jours chauds et venteux. Voilà qui pourrait accroître les effets sanitaires du réchauffement climatique, alors que la population urbaine ne cesse d’augmenter.

Après avoir dépassé le seuil de 50% en 2005, 54% de la population mondiale vivait en ville en 2014, un taux qui devrait atteindre 66% en 2050, selon l’Organisation des nations unies (ONU). Depuis 1990, le nombre de villes dépassant les 500.000 habitants est passé de 564 à 1.013, et l’on compte désormais 28 villes de plus de 10 millions d’habitants, contre 10 en 1990.



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