En ville, le printemps prend de l’avance

Le 26 mai 2016 par Romain Loury
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Les parcs un peu préservés
Les parcs un peu préservés

Du fait d’une température plus élevée, la végétation urbaine connaît un printemps plus précoce et un automne plus tardif qu’à la campagne, révèle une étude américaine publiée dans les Environmental Research Letters. Cet effet, qui pourrait menacer les relations entre flore et faune, devrait s’amplifier avec le réchauffement.

Les humains le savent bien: la plupart des modes naissent dans les grandes villes. Idem pour les végétaux, pour lesquelles le printemps survient plus tôt en ville qu’à la campagne, jusqu’à environ deux jours. C’est ce que révèle l’étude menée par Samuel Zipper, de l’université de Madison (Wisconsin), et ses collègues, qui ont installé dans cette ville 151 capteurs de température, dont ils ont comparé les résultats au rythme saisonnier de la végétation, évalué par satellite.

A l’inverse, l’automne arrive plus tard en ville, jusqu’à 4,2 jours après les zones rurales. Au final, la saison de croissance végétale (printemps/été) connaît un allongement de 4,9 à 5,3 jours en ville par rapport à la campagne. Le résultat d’un effet «îlot urbain», plus ou moins prononcé d’une année sur l’autre.

Principal facteur expliquant ce phénomène, le taux d’imperméabilité des sols, à savoir le taux de construction autour du capteur de température. Selon les chercheurs, il expliquerait entre 50% et 70% des variations entre ville et campagne.

Un peu de fraîcheur dans les parcs

Un peu épargnés, les parcs urbains présentent des valeurs intermédiaires, avec une période de croissance végétale réduite de 1,5 à 3,3 jours par rapport à la ville, mais plus élevée de 1,7 à 3,2 jours par rapport à la campagne. L’effet «îlot urbain» s’y exerce donc, mais il y est atténué par l’effet rafraîchissant de la verdure.

Selon les chercheurs, ce phénomène pourrait s’accroître avec le réchauffement. Ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur les écosystèmes urbains, altérant les relations entre la végétation d’une part, les oiseaux et les insectes d’autre part. D’où l’intérêt de «mieux comprendre les effets de l’urbanisation sur la végétation, de manière à créer des villes plus durables, au comportement plus proche des zones naturelles qu’elles ont remplacées», commente Samuel Zipper.



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