En théorie, la France est armée contre la grippe aviaire

Le 12 juillet 2006 par Laure Pollez
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Le dispositif de lutte mis en place par le secrétariat général de la défense nationale, est globalement efficace. Telle est la conclusion, rassurante, du rapport d’information remis le 4 juillet par la sénatrice Nicole Bricq pour la Commission des finances du Sénat.

Ce dispositif a été reconnu de bonne qualité par la plupart des experts internationaux et il a déjà fait les preuves de son efficacité s'agissant de la préparation à une éventuelle pandémie grippale. Cependant, il présente certains points faibles à corriger.
Selon Nicole Bricq, en cas de crise réelle, ce plan théorique se heurtera sans doute à des difficultés d'ordre pratique et psychologique. A cet égard, elle relève la trop faible association des médecins libéraux à la préparation contre la pandémie, l'inégale couverture médicale du territoire, ainsi que les limites des capacités hospitalières nationales. Elle estime par ailleurs que les services déconcentrés de l'Etat n'ont pas encore vraiment trouvé leur place légitime dans ce dispositif. Elle souligne le manque de coopération interministérielle.

Nicole Bricq invite surtout à élargir l’horizon de réflexion: «La durabilité de ce risque impose un effort de pédagogie au niveau national, mais surtout une réelle prise de conscience au niveau international». Elle considère notamment que la préservation de la santé animale constitue une nécessité si l'on veut protéger durablement la santé humaine, à l'échelle nationale et internationale. Constatant que l’aide internationale coordonnée en direction des pays aujourd'hui les plus exposés à l'épizootie a trop tardé à se mettre en place, Nicole Bricq souhaite l'émergence d'une réelle gouvernance mondiale de sécurité sanitaire. Celle-ci assurerait l'application de normes internationales sanitaires définies au sein d'une instance internationale sui generis, regroupant les problématiques de santé animale et de santé humaine, aujourd'hui traitées distinctement par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), d'une part, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), d'autre part. A terme, cela pourrait donner naissance à un nouveau concept, celui de droit d'ingérence sanitaire.

Le 23 juin, l’OMS a confirmé le premier cas de transmission interhumaine de «grippe aviaire». Etant donné les circonstances de cette contamination (grande promiscuité), l’OMS considère cependant que la situation de pandémie humaine, qu'elle déclarait imminente en 2004, n'est pas encore à déplorer.


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