En Rhône-Alpes, une appli qualité de l’air

Le 10 mars 2017 par Romain Loury
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Lyon
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Après Airparif en Ile-de-France, l’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes lance sa propre application mobile gratuite sur la qualité de l’air, Air to Go, a-t-elle annoncé jeudi 9 mars. Pour l’instant restreinte à la partie Rhône-Alpes, elle sera étendue à l’Auvergne d’ici fin 2017.

En septembre 2016, Airparif lançait Itiner’AIR, première application mobile lancée par une association agréée de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa). L’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes l’a rejointe jeudi 9 mars avec Air to Go, disponible gratuitement sur l’App Store et sur l’adresse www.airtogo.fr.

L’appli prend en compte trois polluants majeurs, à savoir les particules fines PM10, l’ozone et le dioxyde d’azote (NO2), mesurés en continu par l’association. A ce jour, la précision est de l’ordre de 10 mètres au sein de quatre grandes villes (Lyon, Grenoble, Annecy, Saint-Etienne), de l’ordre du kilomètre pour le reste du territoire rhônalpin.

Outre l’indice de la qualité de l’air –à l’endroit où se trouve l’utilisateur-, Air to Go permet de définir le trajet le plus sain pour tout déplacement, ou encore d’indiquer la zone la moins polluée à proximité. L’appli envoie même une notification lorsque l’utilisateur demeure trop longtemps dans une zone à risque ou concernée par un épisode de pollution.

Des projets d’extension

Pour l’instant restreinte à la partie Rhône-Alpes de la région, Air to Go devrait s’étendre à la partie Auvergne d’ici fin 2017, prévoit auprès du JDLE Andrew Frei, en charge du développement de l’appli au sein de l’association. Egalement prévu, un maillage plus dense au-delà des quatre agglomérations rhônalpines, qui nécessitera de nouveaux calculs de modélisation.

L’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes propose par ailleurs de partager Air to Go avec toute Aasqa intéressée. Un projet d’appli commune à toutes les associations est toutefois en préparation au sein de leur fédération, Atmo France, travail qui nécessite une homogénéisation des mesures de qualité de l’air, indique Andrew Frei.

Quelle demande y a-t-il de la part de la population de disposer de telles informations individualisées? Avant de se lancer dans l’élaboration d’Air to Go, «nous avons sondé le public, pour savoir ce dont il avait besoin. [En matière de prise de conscience,] nous avons été aidés par les récents épisodes de pollution de l’air», fin 2016, explique Andrew Frei.

Vers des capteurs individuels

Cette personnalisation de l’information sur la qualité de l’air pourrait aller jusqu’à des microcapteurs individuels. «Cela commence à arriver, même si l’offre n’est pas encore pléthorique», indique Andrew Frei: fin 2016, l’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a lancé une expérimentation à ce sujet, intitulée Mobicit’Air, dans l’agglomération grenobloise. Les premiers résultats, d’ordre sociologique, devraient être connus «assez rapidement», indique-t-il.

Pour l’instant, ces appareils demeurent onéreux: celui utilisé à Grenoble, l’AirBeam de l’ONG américaine HabitatMap, coûterait entre 100 et 200 euros. L’Aasqa rhônalpine dit envisager un projet de «technothèque», à savoir un lot de ces appareils disponibles sur prêt aux personnes qui en feraient la demande.

En mars 2016, une start-up française, Plume Labs, a lancé son propre capteur de qualité de l’air, uniquement à Londres. Sur fond de «crowdfunding», le lancement de l’opération a fait l’objet d’une habile communication, avec le lâcher sur la métropole londonienne d’une dizaine de pigeons équipés de capteurs.

L’Anses[i] s’intéresse elle-même à l’individualisation de l’information sur la qualité de l’air, sujet qu’elle a intégré à son programme de travail 2017. Outre un recensement des différents produits actuellement disponibles, l’agence compte aborder les aspects sociaux de ce phénomène émergent, ainsi que l’opportunité d’utiliser les données générées, notamment pour les études d’impact sanitaire.



[i] Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

 



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