En Rhône-Alpes, la qualité de l’air ne s’est pas améliorée en 2013

Le 24 avril 2014 par Stéphanie Senet
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Les grandes agglomérations et les zones urbaines ont connu de nombreux dépassements des seuils réglementaires d'émission de PM10
Les grandes agglomérations et les zones urbaines ont connu de nombreux dépassements des seuils réglementaires d'émission de PM10

Visée par la procédure d’infraction européenne ouverte contre la France pour non-respect des valeurs-limites d’émission de particules fines PM10, de NOX et pour insuffisance de ses plans d’action, la région Rhône-Alpes peine à améliorer la qualité de son air, montre le bilan d’Air Rhône-Alpes, publié le 22 avril.

Les émissions de particules fines PM2,5, PM10, et le taux d’ozone (O3) n’ont en effet pas régressé en 2013. Les niveaux enregistrés s’avèrent similaires, en moyenne sur l’année, à ceux de 2012, avec même une recrudescence du nombre de dépassements journaliers des valeurs réglementaires des PM10, de NO2 et d’ozone. En tout, les valeurs d’information et d’alerte ont été franchies à 83 reprises, en particulier pour les PM10 (plus de 90% des dépassements).

 

Dépassements fréquents des seuils de PM10 et de NO2

De fortes disparités régionales se cachent derrières ces tendances. Les pics de PM10 ont été relevés, à proximité des zones de trafic, dans les agglomérations de Lyon et de Grenoble, et sont fortement liés aux véhicules diesel.

Dans la vallée de l’Arve, ces dépassements sont en revanche dus au chauffage individuel au bois, dont les performances sont insuffisantes selon l’association. 150.000 habitants ont été exposés à des pics de PM10. Le mois de décembre a été particulièrement nocif avec 16 jours de pics consécutifs. Pour mémoire, l’hiver 2012 en avait accumulé 12.

Sur une plus longue période, Air Rhône-Alpes note toutefois que ces émissions de particules fines ont tendance à régresser (-13% entre 2004 et 2013) grâce à une baisse des émissions industrielles et au renouvellement des appareils de chauffage au bois au cours des 10 dernières années.

Les émissions de particules PM2,5 sont entrées dans les clous de la réglementation, mais les taux restent élevés dans l’axe Rhône-Saône.

Les dépassements des valeurs-limites du dioxyde d’azote (NO2), également liés au trafic, ont été observés à proximité des zones de circulation dense, dans toutes les agglomérations (Lyon, Grenoble ou Saint-Etienne) ainsi que les zones urbaines. Au total, 48.000 habitants ont ainsi été exposés à ces pics, l’an dernier.

Mais la tendance générale reste à une légère baisse (-11% entre 2004 et 2013), en lien avec la mise sur le marché de véhicules un peu moins émetteurs. 93% des émissions de NOX restent toutefois imputables aux véhicules diesel. L’occasion pour les pouvoirs publics d’agir directement sur cette pollution.

Le benzo(a)pyrène a également dépassé les valeurs-limites l’an dernier, à cause des émissions de certaines activités industrielles, dans la vallée de l’Arve.

 

Pics d’ozone, benzène et dioxyde de soufre en légère baisse

Seuls les seuils d’ozone, de benzène et de dioxyde de soufre enregistrent en 2013 une légère baisse, mais les premiers se maintiennent à un niveau élevé.

Des pics d’ozone ont même été enregistrés dans le sud de la région, aussi bien en périphérie des grandes agglomérations qu’en zone rurale et en altitude. La Drôme, l’Ardèche, la vallée de l’Ain et de l’Isère sont les plus touchées. Un quart de la population régionale y a été exposée.

 



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