En mer du Nord, la marée est en noir

Le 16 août 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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A 176 kilomètres au large d’Aberdeen, les experts de Shell peinent à juguler la pire marée noire en mer qu’ait connue la mer du Nord en une décennie. L’incident se déroule sur les installations sous-marines de la plate-forme Gannet Alpha. Mercredi dernier 10 août, le pétrogazier a détecté une fuite sur l’oléoduc reliant sa plate-forme au terminal pétrolier de Saint-Fergus, situé sur la côte ouest écossaise. La nouvelle n’a été rendue publique que vendredi, suscitant les vives critiques de Greenpeace.
 
Dans un communiqué, la compagnie anglo-néerlandaise assure que la fuite représente à ce stade «environ 216 tonnes» de brut léger et de fluides hydrauliques, soit l'équivalent de 1.300 barils de pétrole. Cependant, selon les calculs du groupe pétrolier, seulement une tonne de pétrole brut affleurerait à la surface, et le rythme de la fuite serait désormais inférieur à 5 tonnes par jour.
Le bilan pourrait néanmoins être plus important. Ce mardi, Shell a reconnu l’existence d’une fuite «secondaire» (l’équivalent de 2 barils par jour) qui, à l’heure actuelle, n’est toujours pas localisée.
 
Quoi qu’il en soit, cette fuite est d’une autre ampleur que les incidents enregistrés depuis 2001 en mer du Nord britannique. En 2009, moins de 51 tonnes d’huile s'étaient échappées des installations pétrolières situées dans cette zone, selon un décompte effectué par le ministère britannique de l'énergie et du climat (Decc).
 
«La fuite pourrait atteindre plusieurs centaines de tonnes», a indiqué le Decc, en précisant que cette estimation était revue en permanence, et que les garde-côtes procédaient à des survols deux fois par jour pour surveiller la situation.
«Même si elle est petite en comparaison de l'incident du golfe du Mexique, cette fuite est substantielle», à l'échelle du Royaume-Uni, a ajouté le ministère dans un communiqué.
 
Comme l'avait déjà fait le groupe pétrolier, Londres a assuré, lundi, que cette fuite ne devrait pas entraîner de marée noire. «On ne s'attend pas à ce que le pétrole atteigne les côtes et on prévoit en fait qu'il se dispersera naturellement», dans la mer, a-t-il indiqué.
Ce qui n’est pour rassurer la section écossaise de la Royal Society for protection of birds (RSPB). L’association souligne que d’importantes populations de pingouins torda (Alca torda), de puffins et de macareux sont actuellement en mer et pourraient être touchées par la marée noire de Shell.


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