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En journée, les orages poussent sur les surfaces sèches

Le 13 septembre 2012 par Geneviève De Lacour
Une ligne de grain se forme au dessus du Mali © Françoise Guichard et Laurent Kergoat / CNRS
Une ligne de grain se forme au dessus du Mali © Françoise Guichard et Laurent Kergoat / CNRS

Les orages se développent en journée plus fréquemment au-dessus des surfaces sèches entourées de zones humides qu'ailleurs, selon une étude publiée le 12 septembre par la revue scientifique britannique Nature.

C’est une équipe européenne, associant en France le Centre national de recherches météorologiques (CNRS/Météo France), qui est à l’origine de ces résultats en passant au crible de l'analyse statistique dix ans de données satellites sur les six continents.

Pour chaque zone de 150 km de côté étudiée, les scientifiques ont d'abord recherché dans leurs jeux de données à haute résolution spatiale et temporelle (quelques dizaines de kilomètres et quelques heures), les régions et les dates où étaient survenus des orages. Puis, ils ont relevé à ces mêmes endroits l'humidité du sol dans les heures précédant le début des perturbations et ont comparé ces valeurs à celles mesurées, au même moment, quelques dizaines de kilomètres plus loin.

Ils ont ainsi observé qu'en journée -car les déclenchements d'orages sont plus nombreux le jour que la nuit-, les orages se développent plus fréquemment au-dessus des surfaces sèches entourées de zones humides. Cette tendance est particulièrement marquée sur les sols semi-arides du Sahel ou de l'Australie.

Par ailleurs, les chercheurs ont testé plusieurs modèles climatiques utilisés par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à l'échelle du globe. Et ils ont constaté que les simulations réalisées ne sont pas capables de reproduire le phénomène observé à l'aide des satellites. Ils donnent même souvent des résultats inverses.

Ce «défaut» est selon eux susceptible d'entacher d'erreurs les scénarios d'évolution des sécheresses obtenus grâce à ces modèles.

«Afin de mieux comprendre les évolutions climatiques à l'échelle régionale sur les continents, il paraît donc important d'améliorer la prise en compte de ce phénomène dans les modèles», estiment le CNRS et Météo France dans un communiqué.

 

 



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