En Italie, le portable n’est pas bon pour la santé

Le 21 avril 2017 par Romain Loury
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Un neurinome, cancer qui touche le nerf
Un neurinome, cancer qui touche le nerf

La justice italienne persiste et signe: après un premier cas en octobre 2012, elle a reconnu le droit à l’indemnisation d’un homme atteint d’un homme atteint d’une tumeur cérébrale en raison d’un usage excessif du téléphone portable, a rapporté jeudi 20 avril le quotidien Corriere della sera.

Agé de 57 ans, Roberto Romeo était, ironie du sort, technicien à Turin au sein d’une grande entreprise de téléphonie mobile italienne. Utilisant son portable à raison de quatre heures par jour depuis 1995, il ressent en 2010 de premières sensations d’oreille bouchée en 2010. Diagnostic: un neurinome. Si cette tumeur est généralement bénigne, l’opération a nécessité l’ablation du nerf acoustique droit, entraînant une perte totale d’audition de ce côté.

Indemnité mensuelle

Dans son jugement rendu le 11 avril, mais annoncé seulement jeudi 20 avril, le tribunal d’Ivrée (Piémont) a reconnu le lien de causalité entre l’usage du téléphone et la maladie. Ce qui, au vu de ce handicap estimé à 23%, lui vaut le droit à une indemnité mensuelle de 500 euros, versée à vie par l’Institut national d’assurance contre les accidents du travail (INAIL).

Un autre neurinome en 2012

Pionnière en la matière, la justice italienne a pour la première fois établi un tel lien de causalité en octobre 2012, dans le cas d’un chef d’entreprise ayant utilisé son portable jusqu’à six heures par jour pendant 12 ans, lui aussi atteint d’un neurinome.

Si le lien entre téléphone portable et cancer fait l’objet de nombreuses études  divergentes, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé en mai 2011 les ondes électromagnétiques comme «cancérogènes possibles pour l’homme» (groupe 2B), mais pour un autre type de tumeur cérébrale, le gliome.

Lanceurs d’alerte

En France, deux lanceurs d’alerte ont saisi la justice en février afin d’obtenir l’Agence nationale des fréquences (ANFR) la publication des résultats de tests effectués entre 2012 et 2015 sur 95 marques de portable. En cause, le fait que 89% d’entre elles ne sont plus conformes aux nouvelles normes européennes en matière de mesure du débit d’absorption spécifique (DAS).



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