En Ile-de-France, moins de bus électrique que prévu

Le 04 mars 2020 par Victor Miget
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Pour alimenter les nouveaux bus, 13 dépôts devront être convertis à l’électrique et 12 au bioGNV.
Pour alimenter les nouveaux bus, 13 dépôts devront être convertis à l’électrique et 12 au bioGNV.
VLDT

Ile-de-France Mobilités (IDFM) a demandé à la RATP d’acheter moins de bus électriques que prévu.  

 

IDFM rebat un peu les cartes du plan Bus 2025. Selon des informations recueillies par le magazine VRT, l’autorité organisatrice des transports franciliens a demandé à la RATP de revoir à la baisse la part de bus électriques de sa future flotte. «Dans le cadre de son plan Bus 2025, la régie va commander 4.500 bus. Initialement était prévue une proportion d’environ 2/3 de bus électrique et 1/3 de biogaz. Ce sera finalement 50/50», nous confirme une source à la RATP.

Revoir la transformation des dépôts

Pour atteindre son objectif de 100 % de bus propres, la régie s'est lancée dans l'adaptation de ses 25 centres bus, où s’effectuent les recharges. Ce programme sera modifié en conséquence. 13 dépôts devront être convertis à l’électrique au lieu de 17 et 12 au bioGNV au lieu des 8 initialement prévus.

Plusieurs raisons expliquent ce changement.D’abord, la simplicité :  «les bus au bioGNV c’est une technologie maîtrisée, qui est moins contraignante et plus simple à déployer», assure la RATP. IDFM de son côté, admet que l’aspect financier a pesé dans la balance. «Oui, l’argument prix est entré en ligne de compte. C’est l’argent des Franciliens qu’on dépense, donc évidemment nous faisons attention». La technologie électrique demeure bien plus chère que le biogaz. Tout compris, un bus électrique coûte un million d’euros : deux fois plus qu’un véhicule comparable carburant au biogaz.  

Le rééquilibrage a aussi été motivé par la problématique de l’autonomie. Si dans Paris même, les bus électriques seront privilégiés, en grande couronne, les bus devront couvrir de plus longues distances. Le biogaz a donc été jugé plus pertinent.

Du bio méthane local

Côté carburant, il s’agira principalement de biométhane. «Dans l’idéal, il sera produit localement. Il s’agit de développer une certaine autonomie sur ce carburant». Contrairement à l’électrique, le biométhane, plus propre que les carburants pétroliers, n’est pas exempt d’émissions. Certes, sa combustion émet très peu de particules fines deux fois moins de d’oxyde d’azote que le gazole. Pour autant, rappelle l’Ademe (Agence de l’Environnement et De la Maîtrise de l’Energie), son bilan carbone est à peine de 20% inférieur à celui du diesel.