En France, le bio prend racine

Le 22 mai 2015 par Aude Massiot
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Le bio séduit les Français.
Le bio séduit les Français.

Les derniers chiffres de l’Agence Bio montrent l’ancrage progressif, mais durable, du bio dans les assiettes et les terres françaises.

Ce 22 mai, les représentants de l’Agence Bio étaient heureux. Lors de la présentation annuelle de leurs chiffres, ils ont pu vanter les avancées toujours plus importantes de l’agriculture biologique en France.

 

Avec 5 milliards d’euros de chiffres d’affaires annuels, le marché du bio représente 2,5% du marché alimentaire français. Plus impressionnant, ce chiffre a observé une hausse de 10% depuis 2013.

 

La directrice de l’Agence Bio, Elisabeth Mercier, a aussi annoncé un doublement des exportations françaises sur 3 ou 4 ans. Elles représentent aujourd’hui 435 M€ de chiffre d’affaires.

 

Le bio à la bouche

 

La consommation de produits bio entre peu à peu dans les habitudes, puisque 6 Français sur 10 en consomment au moins une fois par mois. Cette avancée est aussi visible dans la restauration collective, où les achats de produits bio ont augmenté de 11% par rapport à 2013.

 

De la même manière, le nombre de fermes qui produisent du bio continue de progresser. Il a connu une croissance de 4% par rapport à l’année 2013, soit la même avancée qu’un an auparavant. Elles sont aujourd’hui 27.000, dont deux tiers entièrement converties à l’agriculture biologique.

 

Et si l’année 2013 avait observé un ralentissement des conversions, 2014 a été une réussite, puisque la surface en conversion, actuellement de 148.000 hectares, a augmenté de 14%.

 

Un budget toujours insuffisant

 

En revanche, l’agriculture biologique peine à gagner du terrain sur la surface agricole utile (SAU) totale. Elle en représente aujourd’hui seulement 4,14%, pour 2% en 2007, mais elle devrait connaître, dans les années à venir, les retombées positives des nombreuses conversions en cours.

 

La politique du ministère de l’agriculture pour favoriser le bio se veut justement offensive. «Quand je suis arrivé au ministère [en 2012], l’enveloppe pour le bio [conversion et maintien] était de 90 M€», a rappelé Stéphane Le Foll, le 17 mars dernier. De 87 M€ en 2013, elle est passée à 103 M€ en 2014.

 

Ce budget reste pourtant insuffisant pour financer les nombreuses conversions qui ont démarré l’an passé. Le ministère a reconnu qu’il aurait fallu disposer de 117 M€, dont 61 pour les conversions.



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