En France aussi, le charbon laisse la place à la biomasse

Le 28 septembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Provence 4 sera convertie en unité biomasse
Provence 4 sera convertie en unité biomasse

Il n’y a pas qu’au Royaume-Uni que les exploitants convertissent leurs centrales au charbon pour y brûler des combustibles d’origine végétale. E.ON France a confirmé, vendredi 28 septembre, la conversion de sa centrale à charbon de Gardanne (Bouches-du-Rhône) en unité à biomasse mais annoncé l'abandon du projet de centrale à gaz de Hornaing (Nord).

La filiale du numéro un allemand de l'énergie a indiqué qu'elle «s'apprête» à convertir son unité Provence 4 produisant de l'électricité à partir du charbon en une unité fonctionnant à partir de biomasse d'une capacité de 150 mégawatts.

Cela nécessitera un investissement de près de 220 millions d'euros, précise l’entreprise dans un communiqué, soulignant que le projet permettra «de maintenir l'activité industrielle et le niveau d'emploi sur le site» et de développer une filière bois dans la rég ion «créatrice d'emplois».

Cette nouvelle unité Provence 4 Biomasse fournira l'équivalent de la consommation électrique de 440.000 ménages (hors chauffage) et permettra d'éviter le rejet de 600.000 tonnes de CO2 par an.

«Les travaux de conversion pourront débuter dès lors qu'E.ON aura obtenu les dernières autorisations administratives nécessaires» et aura «finalisé la mise en place d'une organisation locale compatible avec les exigences techniques et contractuelles du projet», poursuit le communiqué.

La société a par ailleurs indiqué avoir adressé mercredi au comité central d'entreprise (CCE) un projet de réorganisation des activités industrielles de production d'électricité à partir du charbon de sa filiale SNET, qui prévoit un plan de départ volontaire touchant 215 postes sur l'ensemble des sites concernés.

Les salariés de la société ont mené jeudi une grève nationale contre le projet de fermeture de 5 unités à charbon et la suppression de 538 emplois.

En juin dernier, la direction d'E.ON France avait confirmé aux 885 salariés vouloir fermer 5 tranches sur les 7 que comptent ses 4 centrales à charbon héritées de la Société nationale d'électricité thermique (SNET, Saint-Avold en Moselle, Hornaing, Lucy en Saône-et-Loire, et Gardanne).

Les deux tranches restantes se trouvent à Gardanne --qui va être convertie en biomasse- et à Hornaing qui devait être remplacée par une tranche alimentée au gaz (CCGT), mais E.ON a annoncé vendredi l'abandon de ce projet de conversion.

L’énergéticien n'a pas donné de détails sur cette réorganisation, souhaitant en réserver la primeur au CCE prévu le 11 octobre au matin.

La société considère que ses centrales à charbon sont condamnées à cause du durcissement prévu d'ici 2015 par la directive sur les grandes installations de combustion.

Elle prévoit un arrêt de la tranche Hornaing 3 à compter du 31 mars 2013, de la tranche Lucy 3 au 31 mars 2014, tandis que celui des tranches Emile 4 et 5 «serait repoussé à l'horizon 2015».

L'impact sur les fonctions support devrait être limité aux sites d'Hornaing et de Lucy. Le plan de départ volontaire de 215 postes devrait se répartir comme suit: 86 à Hornaing, 67 à Lucy, 42 à Emile Huchet et 20 à Gardanne.

Au terme de cette réorganisation fin 2015, le parc thermique d'E.ON en France devrait être composé d'une tranche au charbon de 600 MW et à biomasse de 150 MW à Gardanne, tandis que la centrale Emile Huchet disposera d'une tranche au charbon de 600 MW et de deux tranches CCGT de 414 MW chacune.

http://www.eon-france.com/pages/efr_fr/Mdia/Communiqus_de_Presse/120928/index.htm



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