En Floride, le marché de l’immobilier guidé par le risque climatique

Le 26 avril 2018 par Romain Loury
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Miami
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La «gentrification climatique» est à l’œuvre: publiée dans la revue Environmental Research Letters, une analyse des prix de l’immobilier dans le sud de la Floride révèle une prise en compte du risque inondation, aussi bien pour les quartiers les plus proches de la côte que pour les mieux abrités.

 

Que ce soit par les inondations ou les cyclones, la Floride est aux avant-postes des effets du réchauffement climatique. Ses citoyens semblent en avoir pris conscience, si l’on en croit l’étude publiée par Jesse Keenan, de l’université de Harvard (Massachusetts), et ses collègues.

Deux tendances opposées

Les chercheurs ont analysé le marché de l’immobilier dans le comté de Miami-Dade, dans le sud de la Floride, depuis 2000. L’évolution des prix y paraît nettement liée au risque d’inondation côtière. Et ce dans les deux sens: prix tirés vers le haut dans les quartiers les plus élevés, y compris dans ceux traditionnellement peu recherchés (quartiers d’Overtown et de Little Haiti), vers le bas dans les quartiers les plus proches de la côte, les plus menacés.

Inégalités croissantes

Cette «gentrification climatique», qui dicte le prix de l’immobilier en fonction d’un risque anticipé (prix à la hausse) ou observé (à la baisse), pourrait s’accroître avec le réchauffement en cours, notent les chercheurs. Au risque que les ménages les plus pauvres se trouvent, une fois de plus, les plus lourdement frappés par les catastrophes à venir.



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